Chronique de NicoTag (Xsilence)
Posté le 24/09/2019
Peace Trail est l'album de Neil Young le plus intéressant depuis Le Noise en 2010.
Enregistré en quatre jours avec un batteur et un bassiste, cet album, qui au départ devait être en solo acoustique, est un petit chef-d'oeuvre électro-acoustique, aussi court que dense, dix titres en trente trois minutes.
Il s'agit presque d'un dialogue entre Neil Young et Jim Keltner, le batteur ; Paul Bushnell, le bassiste, est ici pour lier le tout. Keltner joue avec une grande liberté et n'est pas là pour marteler le rythme, il suffit d'écouter son travail sur les cymbales pour s'en persuader, ce qu'il élabore avec les toms évoque les chants, les danses des Indiens d'Amérique. Bushnell est très certainement le meilleur bassiste avec Rick Rosas à jouer avec Neil Young, ses longues phrases structurent chaque morceau.
Quant à Neil Young ses compositions n'ont rien à envier à ses grands classiques, par moment on pense à Trans, en 1982, ou à la BO de Deadman de 1996. Un des intérêt de ce disque c'est son mélange entre composition classique et modernité dynamique, acoustique et distorsion, blues et électronique lo-fi : je n'ai jamais entendu un harmonica sonner avec une telle urgence ; l'auto-tune, les voix doublées, les bruits qui parsèment les morceaux s'accordent parfaitement avec la musique jouée par les instruments plus classiques (basse, batterie, guitares acoustique et électrique, orgue).
Peace Trail sonne comme quelque chose de nouveau, de frais. Comme un excellent album de Neil Young qui montre encore une fois sa capacité à surprendre.
Enregistré en quatre jours avec un batteur et un bassiste, cet album, qui au départ devait être en solo acoustique, est un petit chef-d'oeuvre électro-acoustique, aussi court que dense, dix titres en trente trois minutes.
Il s'agit presque d'un dialogue entre Neil Young et Jim Keltner, le batteur ; Paul Bushnell, le bassiste, est ici pour lier le tout. Keltner joue avec une grande liberté et n'est pas là pour marteler le rythme, il suffit d'écouter son travail sur les cymbales pour s'en persuader, ce qu'il élabore avec les toms évoque les chants, les danses des Indiens d'Amérique. Bushnell est très certainement le meilleur bassiste avec Rick Rosas à jouer avec Neil Young, ses longues phrases structurent chaque morceau.
Quant à Neil Young ses compositions n'ont rien à envier à ses grands classiques, par moment on pense à Trans, en 1982, ou à la BO de Deadman de 1996. Un des intérêt de ce disque c'est son mélange entre composition classique et modernité dynamique, acoustique et distorsion, blues et électronique lo-fi : je n'ai jamais entendu un harmonica sonner avec une telle urgence ; l'auto-tune, les voix doublées, les bruits qui parsèment les morceaux s'accordent parfaitement avec la musique jouée par les instruments plus classiques (basse, batterie, guitares acoustique et électrique, orgue).
Peace Trail sonne comme quelque chose de nouveau, de frais. Comme un excellent album de Neil Young qui montre encore une fois sa capacité à surprendre.