Chronique de Edgar l'animal (Xsilence)
Posté le 07/01/2006
Sorti en 2003 sur Constellation, ce disque est pour moi le plus grand du label. Dans un style unique et avec un son tout à fait caractéristique, Do Make Say Think, plus que sur les précédents albums, propose un univers étonnant, passionnant. Plus varié et moins lourd que Godspeed, plus musical et jazzy que Mogwai, Do Make Say Think joue avec nos sens en nous faisant passer par des émotions contrastées.
"Fredericia" commence par une mélodie enjouée à la guitare, soutenue par une basse hypnotique. Les batteries (2 chez DMST !), épileptiques et jazzy, se lancent soudain dans une chevauchée épique avant que les guitares ne se fassent menaçantes, l'orage arrive alors et déchire ce paysage jusqu'alors si hospitalier.
Le reste du disque est d'une beauté déchirante, partagé entre éclaircies free-jazz et obscurités rock, avec un sens de l'invention de chaque instant. Ainsi, caractéristique du disque, "Ontario Plates" est un morceau de bravoure, dont la deuxième partie, superbe, arrive de façon presque subliminale (car les différentes parties se succèdent toujours en se chevauchant chez DMST, de façon maîtrisée et souvent imperceptible) pour ensuite exploser à la barbe de l'auditeur, exténué et ravi, dans un final aussi éprouvant que magnifique. Rien n'est ici à jeter, le jeu des guitares est simple mais splendide, les cuivres sont parfaits, la production est travaillée, bien plus que sur les albums précédents du groupe, mais jamais trop.
Bref, pour tout amateur de post-rock qui cherche à s'éloigner des schémas traditionnels du genre, ou simplement pour ceux qui croient qu'il existe encore des aventures musicales vraiment surprenantes, ce groupe mérite une attention qu'il na jamais vraiment reçue. Ce disque est incontournable et mérite de figurer dans les classiques du genre (mais quel genre, finalement, puisque Winter Hymn... se situe au-delà des genres ?)
"Fredericia" commence par une mélodie enjouée à la guitare, soutenue par une basse hypnotique. Les batteries (2 chez DMST !), épileptiques et jazzy, se lancent soudain dans une chevauchée épique avant que les guitares ne se fassent menaçantes, l'orage arrive alors et déchire ce paysage jusqu'alors si hospitalier.
Le reste du disque est d'une beauté déchirante, partagé entre éclaircies free-jazz et obscurités rock, avec un sens de l'invention de chaque instant. Ainsi, caractéristique du disque, "Ontario Plates" est un morceau de bravoure, dont la deuxième partie, superbe, arrive de façon presque subliminale (car les différentes parties se succèdent toujours en se chevauchant chez DMST, de façon maîtrisée et souvent imperceptible) pour ensuite exploser à la barbe de l'auditeur, exténué et ravi, dans un final aussi éprouvant que magnifique. Rien n'est ici à jeter, le jeu des guitares est simple mais splendide, les cuivres sont parfaits, la production est travaillée, bien plus que sur les albums précédents du groupe, mais jamais trop.
Bref, pour tout amateur de post-rock qui cherche à s'éloigner des schémas traditionnels du genre, ou simplement pour ceux qui croient qu'il existe encore des aventures musicales vraiment surprenantes, ce groupe mérite une attention qu'il na jamais vraiment reçue. Ce disque est incontournable et mérite de figurer dans les classiques du genre (mais quel genre, finalement, puisque Winter Hymn... se situe au-delà des genres ?)