The Bends

The Bends

Radiohead

17 / 20 1995 Capitol Album / CD

Chronique de Ourkid (Xsilence) 11 / 20

Posté le 15/03/2013
The Bends, second album des étudiants d'Oxford s'avérera-t-il aussi pompeux et foireux que le premier ?

Je ne cache pas que sur Pablo Honey, le récital de la diva emphatique Thom Yorke m'avait fait vider mes boîtes d'acide acétylsalicylique, Thom chantait "I'm a creep", à cette époque je ne lui donnerai pas tout à fait tort. Radiohead jouait les gamins autistes se dandinant sur scène comme pris d'épilepsie pour se de donner de la crédibilité en oubliant au passage d'écrire une bonne chanson. Radiohead faisait de la merde indie pour d'jeuns crédules, aujourd'hui Thom Yorke fait de la merde arty pour vieux bobos. La boucle est bouclée.

Revenons-en à The Bends.
Ben ça commence moyennement bien, le chant est toujours aussi ampoulé, le refrain hideux et les progressions de cordes sans grand intérêt, le tout associé d'effets en tout genres pour le remplissage ou plutôt le rembourrage. Ça ne s'arrange guère avec le second titre donnant son nom à l'album. Et il y aura beaucoup d'autres moments pénibles : "Bones", "Just"... mais qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'rock prog. D'autre moments sympathiques pour ne pas dire autre chose (narcoleptiques) : "Nice Dream", "Black Star", "Sulk".
En revanche quand Radiohead lâche la carte des lamentations et des fanfaronnades ostentatoires ringardes, que Thom Yorke chante de sa douce voix angélique de petit garçon et plaque de belles mélodies ("Hight And Dry" "Fake Plastic Trees", "Bullet Proof"), que Jonny Greenwood compose de beaux arpèges ("Street Spirit", "My Irong Lung"), on se met à croire que Radiohead pourrait être plus que passable.

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