Into The Labyrinth

Into The Labyrinth

Dead Can Dance

15 / 20 1993 4AD Album / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de X_ Jpbowersock (Xsilence) 14 / 20

Posté le 21/05/2004
Les choses semblent différentes pour Dead Can Dance désormais: fini le temps des musiques terriblement enchanteresses et somptueuses, Lisa Gerrard et Brendan Perry se rapprochent doucement d'une World-Music qui tranche littéralement avec leurs cinq premiers albums.
"Yulunga (Spirit Dance)" ouvre Into The Labyrinth et présente d'ores et déjà une instrumentation dont les influences sont à chercher vers l'Orient ou l'Afrique. Un changement de cap dans la vie d'un groupe signifie souvent la recherche d'une prise de risques et la volonté d'explorer de nouveaux horizons. Il apparaît normal et respectueux de saluer la démarche de Dead Can Dance, seulement le résultat n'arrive pas vraiment à la hauteur des espoirs fondés dans Dead Can Dance, qui a réussi à produire cinq premiers albums quasi-parfaits.
Cependant si certains titres ne séduisent pas comme à l'accoutumée, d'autres se détachent et apparaissent comme de subtiles et superbes compositions. Par exemple, "The Carnival Is Over" émerge littéralement et éblouit l'album d'une pureté et d'une beauté sans faille propres à Dead Can Dance. De même, le tour de force que réussit Lisa Gerrard qui chante a cappella sur "The WInd That Shakes The Barley", est superbe de maîtrise et d'enchantement tant l'Australienne fait une nouvelle fois preuve de talent et de grâce.
Malheureusement, l'ensemble de Into The Labyrinth est manifestement en deça des précédentes oeuvres du groupe. Des titres comme "Tell Me About The Forest (You Once Called Home)", "Ariadne", "Saldek" ou "The Spider's Stratagem" ne parviennent pas à faire de cet album, un album indispensable dans la discographie de DCD. Dommage, surtout quand le labyrinthe trouve sa sortie avec une version magnifique de "How Fortunate The Man With None" de Bertolt Brecht...

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