Chronique de Jetjet (Xsilence)
Posté le 28/06/2019
Petit retour en arrière : coincé entre Discovery et Random Access Memories, le bien mal aimé Human After All a toujours fait preuve de parent pauvre dans la discographie des Daft Punk.
Sorti en 2005, c'est à ce jour l'album le plus court du duo avec seulement 10 titres dont un de 20 secondes ("On/Off") faisant office d'introduction au géniallissime titre "Television Rules The Nation". Si Homework était un hommage évident à la scène electro underground de Detroit et Discovery aux titres disco des années 80, alors Human After All se veut un retour aux sources en mélangeant influences Kraftwerk et Cold Wave façon Grauzone et leur "Eisbaer".
Les sons sont ultra répétitifs, comme bien souvent chez Daft Punk, mais cette fois avec un rendu épuré qui peut surprendre au premier abord. Passons sur le sample de "Robot Rock" entièrement repompé sur "Release The Beast" de Breakwater sans éclat mais au rendu efficace pour s'attarder sur les autres titres qui méritent tous une écoute prolongée.
La première écoute en effet déçoit mais les suivantes ravissent. Il s'agit d'un cocktail de mélodies répétitives mais accrocheuses souvent cadencées par la voix autotunée de Bangalter martelant les mêmes mots.
L'album est effectivement moins commercial mais c'est peut-être le plus personnel du duo robotique. Il n'y a à vrai dire aucun titre faiblard pour peu qu'on en accepte les règles. Tour à tour dansant, entêtant ou mélancolique, Human After All ne dévoile ses qualités qu'au compte-gouttes et de façon bien précise ce qui le rend finalement spécial et appréciable dans la discographie sans faille des deux lutins.
L'édition Vinyle est de surcroît aussi belle que sobre et restitue à merveille les beats glacés de Daft Punk. Redonnez lui une chance, ce ne sont que des humains malgré tout.
Sorti en 2005, c'est à ce jour l'album le plus court du duo avec seulement 10 titres dont un de 20 secondes ("On/Off") faisant office d'introduction au géniallissime titre "Television Rules The Nation". Si Homework était un hommage évident à la scène electro underground de Detroit et Discovery aux titres disco des années 80, alors Human After All se veut un retour aux sources en mélangeant influences Kraftwerk et Cold Wave façon Grauzone et leur "Eisbaer".
Les sons sont ultra répétitifs, comme bien souvent chez Daft Punk, mais cette fois avec un rendu épuré qui peut surprendre au premier abord. Passons sur le sample de "Robot Rock" entièrement repompé sur "Release The Beast" de Breakwater sans éclat mais au rendu efficace pour s'attarder sur les autres titres qui méritent tous une écoute prolongée.
La première écoute en effet déçoit mais les suivantes ravissent. Il s'agit d'un cocktail de mélodies répétitives mais accrocheuses souvent cadencées par la voix autotunée de Bangalter martelant les mêmes mots.
L'album est effectivement moins commercial mais c'est peut-être le plus personnel du duo robotique. Il n'y a à vrai dire aucun titre faiblard pour peu qu'on en accepte les règles. Tour à tour dansant, entêtant ou mélancolique, Human After All ne dévoile ses qualités qu'au compte-gouttes et de façon bien précise ce qui le rend finalement spécial et appréciable dans la discographie sans faille des deux lutins.
L'édition Vinyle est de surcroît aussi belle que sobre et restitue à merveille les beats glacés de Daft Punk. Redonnez lui une chance, ce ne sont que des humains malgré tout.