TRST

TRST

Trust

18 / 20 2012 Arts & Crafts Album / CD  Vinyle

Chronique de Jetjet (Xsilence) 18 / 20

Posté le 27/07/2019
Cela remonte à quelques années déjà. Vous ne le connaissez pas mais mon pote Albert (C'est son véritable prénom, on ne rigole pas !) à qui j'avais filé mon CD de Trust me l'avait rendu rapidement en me tenant ces propos : Mais qu'est-ce que c'est que cette voix de vieille pute ?

En effet après réflexion, on peut bien considérer que la voix de Robert Alfons peut taper sur le système ! En jouant sur les échos et l'aigu, elle se veut aussi sexy qu'une Amanda Lear en rut et je ne vous parle même pas de la pochette d'album plutôt particulière et que je vous laisse admirer par vous-mêmes.

Oui TRST se veut un objet androgyne singulier. Pourtant pour peu qu'on soit un tant soit peu amateur de Cold Wave et d'électro, le contenu en est bien plus intéressant qu'en surface.

Proche du courant Witch House, TRST est bien plus accessible qu'un album de Crystal Castles. Moins agressif et plutôt bien balancé au niveau des beats (Merci la batteuse Maya Postepski issue d'Austra qui en partira bien vite pour son propre projet solo), on se positionne dans une musique mélodique certes exclusivement synthétique mais orientée dance mélancolique.

Une fois adoptée la voix modifiée de Robert Alfons, l'ensemble du disque est franchement planant et distille une certaine satisfaction entre espoir et désespoir, la frontière étant finalement très mince entre les 4 mains de Trust.

"Candy Walls" ralentit même le rythme pour livrer une poésie sombre d'une redoutable efficacité, la voix tordue devenant presque iancurtisienne pour l'occasion.

C'est aussi après "Candy Walls" hélas que le disque perd un peu de son efficacité en devenant beaucoup plus banal et accuse un petit coup de mou. Forcément en assénant les redoutables "Dressed for Space" et "The last dregds" dans la première partie, la fin de l'album en parait beaucoup plus fade même si elle réserve encore quelques jolis atours avec la bombe "Sulk" qui conclut TRST.

Ce qui reste finalement formidable pour un premier album, c'est que malgré des formules d'une facilité évidente, le mariage des styles le rend finalement original et bien plus agréable à écouter sur la longueur que d'autres albums dit Witch House.

Retour à l'accueil