Chronique de Head (Xsilence)
Posté le 09/12/2004
Premier essai pour les génies de Dead Can Dance, ce disque éponyme est une déjà une réussite, quelques années avant le fameux "Within The Realm Of A Dying Sun".
A l'époque, Dead Can Dance jette les bases de ce qui sera sa marque de fabrique, à savoir les vocaux angéliques de ses deux fondateurs (Brendan Perry et Lisa Gerrard), l'attirance pour les cultures musicales exotiques, ainsi que l'intemporalité de sa musique. En fait, la principale différence entre ce premier album et ses successeurs est que celui-ci s'assume en tant qu'album de formation "rock", comportant sur la plupart des titres, chant, guitare aux mélodies aériennes, basse limpide, clavier, et percussions. A ce sujet, le son si particulier, voire un peu "cheap" (compte tenu de l'ancienneté mais aussi des moyens de production) fait tout le charme de l'album. La boîte à rythme entêtante de "The Fatal Impact" est là pour le prouver, l'intérêt du disque est ailleurs que dans la qualité du son. Certains titres, tels que "Fortune", "East Of Eden", ou encore "A Passage In Time" sont d'ailleurs de vraies perles, situées quelque part entre pop et musique sacrée. Mais le groupe sait aussi montrer son intérêt pour les ambiances tribales, dépouillées de tout artifice musical superflu, mettant en avant la seule richesse de ses vocaux ("Flowers Of The Sea"). Une mention spéciale est également à faire sur la fin du disque. L'enchaînement de "In Power We Entrust The Love Advocated" et de "The Arcane" est un véritable bonheur, qui offre à l'auditeur l'illustration d'un romantisme noir très touchant.
Dans son ensemble, l'album se montre donc cohérent et varié, mais révèle surtout l'immense potentiel du groupe en ces temps déjà lointains. Et s'il n'est pas l'opus majeur de sa discographie, il est celui qui concentre dans sa forme la plus brute la magie de ces maîtres du "heavenly".
A l'époque, Dead Can Dance jette les bases de ce qui sera sa marque de fabrique, à savoir les vocaux angéliques de ses deux fondateurs (Brendan Perry et Lisa Gerrard), l'attirance pour les cultures musicales exotiques, ainsi que l'intemporalité de sa musique. En fait, la principale différence entre ce premier album et ses successeurs est que celui-ci s'assume en tant qu'album de formation "rock", comportant sur la plupart des titres, chant, guitare aux mélodies aériennes, basse limpide, clavier, et percussions. A ce sujet, le son si particulier, voire un peu "cheap" (compte tenu de l'ancienneté mais aussi des moyens de production) fait tout le charme de l'album. La boîte à rythme entêtante de "The Fatal Impact" est là pour le prouver, l'intérêt du disque est ailleurs que dans la qualité du son. Certains titres, tels que "Fortune", "East Of Eden", ou encore "A Passage In Time" sont d'ailleurs de vraies perles, situées quelque part entre pop et musique sacrée. Mais le groupe sait aussi montrer son intérêt pour les ambiances tribales, dépouillées de tout artifice musical superflu, mettant en avant la seule richesse de ses vocaux ("Flowers Of The Sea"). Une mention spéciale est également à faire sur la fin du disque. L'enchaînement de "In Power We Entrust The Love Advocated" et de "The Arcane" est un véritable bonheur, qui offre à l'auditeur l'illustration d'un romantisme noir très touchant.
Dans son ensemble, l'album se montre donc cohérent et varié, mais révèle surtout l'immense potentiel du groupe en ces temps déjà lointains. Et s'il n'est pas l'opus majeur de sa discographie, il est celui qui concentre dans sa forme la plus brute la magie de ces maîtres du "heavenly".