Chronique de Fire & Dance (Xsilence)
Posté le 19/09/2013
Ayant découvert Ty Segall un peu tard, au travers de l'excellent " Twins " (2012), j'ai rapidement été séduit par les salves garage-grunge-psyché du jeune homme. Plus si jeune que ça d'ailleurs (le cap des 27 années approche). Mais j'étais loin de le penser capable de pondre un tel album.
Suite au décès de son père adoptif, chamboulé par cette tragédie qui a en outre provoqué une brouille avec sa mère, le rocker s'est posé seul dans sa chambre. Et a enregistré dix nouvelles chansons, en toute simplicité.
Les fans seront surpris de découvrir un album presque intégralement acoustique. Le mec seul avec sa guitare. Du violon sur deux morceaux, de la batterie sur un autre, mais c'est tout. Avec la mort du paternel comme toile de fond, Ty nous balance des chansons irrésistibles, dont l'urgence nous saisit instantanément. Si le style Ty Segall reste présent (immédiateté, reverb sur la voix, chœurs, etc.), c'est ici le songwriter en puissance qui se révèle. On sent tout l'héritage des anciens (les Beatles, T-Rex et Dylan notamment), digéré et actualisé. Tout cela semble semble à la fois nouveau et familier.
La première partie de l'album est assez sombre (malgré une éclaircie sur "The Man Man"). Le résultat paroxysmique de cet enfermement et de cette confusion onirique se trouve dans "She Don't Care" : titre dur, sublime, au refrain faussement naïf. Les chansons suivantes respirent davantage. Ty revient progressivement à la vie ; il clôture même son album par une superbe ballade country ("The West"). En fait tout ce que fait Ty dans cet album est une réussite. Et pourtant c'était casse-gueule. Eminente personnalité garage rock, il atteint en 36 minutes le statut de songwriter de classe internationale. Rien que ça.
Suite au décès de son père adoptif, chamboulé par cette tragédie qui a en outre provoqué une brouille avec sa mère, le rocker s'est posé seul dans sa chambre. Et a enregistré dix nouvelles chansons, en toute simplicité.
Les fans seront surpris de découvrir un album presque intégralement acoustique. Le mec seul avec sa guitare. Du violon sur deux morceaux, de la batterie sur un autre, mais c'est tout. Avec la mort du paternel comme toile de fond, Ty nous balance des chansons irrésistibles, dont l'urgence nous saisit instantanément. Si le style Ty Segall reste présent (immédiateté, reverb sur la voix, chœurs, etc.), c'est ici le songwriter en puissance qui se révèle. On sent tout l'héritage des anciens (les Beatles, T-Rex et Dylan notamment), digéré et actualisé. Tout cela semble semble à la fois nouveau et familier.
La première partie de l'album est assez sombre (malgré une éclaircie sur "The Man Man"). Le résultat paroxysmique de cet enfermement et de cette confusion onirique se trouve dans "She Don't Care" : titre dur, sublime, au refrain faussement naïf. Les chansons suivantes respirent davantage. Ty revient progressivement à la vie ; il clôture même son album par une superbe ballade country ("The West"). En fait tout ce que fait Ty dans cet album est une réussite. Et pourtant c'était casse-gueule. Eminente personnalité garage rock, il atteint en 36 minutes le statut de songwriter de classe internationale. Rien que ça.