Chronique de Jetjet (Xsilence)
Posté le 24/08/2019
On est en 1993. New Order a passé brillamment la transition de Joy Division vers une nouvelle identité qui lui est propre en l'espace d'une dizaine d'années.
Seulement voilà, Factory s'écoule, les tensions entre les membres du groupe se font de plus en plus ressentir (hormis pour le couple Morris/Gilbert "The Other Two") et l'effet des acides de la période Ibiza retombe pendant que de nouveaux courants musicaux émergent comme le grunge et Kurt Cobain. Bref les gens veulent autre chose.
Republic est donc un titre bien ironique, chacun des membres de New Order enregistre sa partition de son côté évitant soigneusement les autres pour des sessions qui ont du être particulièrement "poilantes".
Ambiance donc pour l'album le plus détesté du quatuor et qui marqua peu de temps après leur première rupture. Paradoxalement c'est avec cet album et les singles de Substance que je commençais à apprécier davantage le groupe. Tout n'est pas à jeter dedans loin s'en faut.
Les premiers titres donnent même une belle image : "Regret" est un single de qualité au riff entétant pendant que "World" et "Spooky" relancent la mécanique de Technique. On y retrouve la fameuse basse de Hooky reconnaissable entre tous.
Dansant et mélancolique, "Everyone Everywhere" rappelle une amourette de vacances d'été.
Mais comme un artisan bouche les trous à la truelle, des choeurs inutiles sont ajoutés ça et là ajoutant un peu de kitsch par ici et la production semble bien propre, le manque d'inspiration est palpable.
Mais ce qui gate véritablement l'ensemble c'est la face B avec son lot de chansons de remplissage comme "Young Offender", "Liar" et "Chemical". "Times Change" est sans aucun doute à ce jour encore le plus mauvais titre produit par New Order avec ses prétentions ecclésiastiques de curé défroqué. Il faudra véritablement peiner pour attendre "Special" pour relever le niveau mais la magie est rompue. Le dernier titre instrumental n'a effectivement pas d'autre fonction que de conclure l'album.
Les héros semblent fatigués, c'est aussi ce qui donne un léger charme à cet album pas vraiment réussi mais pas non plus aussi honteux qu'on le prétend. Un New Order de transition qui se laisse écouter en musique de fond en fin d'été mais dont les 5 premiers titres méritent d'être estimés.
Malgré tout on se gardera bien de conseiller cet album pour qui aimerait découvrir les Mancuniens pour une première écoute.
Seulement voilà, Factory s'écoule, les tensions entre les membres du groupe se font de plus en plus ressentir (hormis pour le couple Morris/Gilbert "The Other Two") et l'effet des acides de la période Ibiza retombe pendant que de nouveaux courants musicaux émergent comme le grunge et Kurt Cobain. Bref les gens veulent autre chose.
Republic est donc un titre bien ironique, chacun des membres de New Order enregistre sa partition de son côté évitant soigneusement les autres pour des sessions qui ont du être particulièrement "poilantes".
Ambiance donc pour l'album le plus détesté du quatuor et qui marqua peu de temps après leur première rupture. Paradoxalement c'est avec cet album et les singles de Substance que je commençais à apprécier davantage le groupe. Tout n'est pas à jeter dedans loin s'en faut.
Les premiers titres donnent même une belle image : "Regret" est un single de qualité au riff entétant pendant que "World" et "Spooky" relancent la mécanique de Technique. On y retrouve la fameuse basse de Hooky reconnaissable entre tous.
Dansant et mélancolique, "Everyone Everywhere" rappelle une amourette de vacances d'été.
Mais comme un artisan bouche les trous à la truelle, des choeurs inutiles sont ajoutés ça et là ajoutant un peu de kitsch par ici et la production semble bien propre, le manque d'inspiration est palpable.
Mais ce qui gate véritablement l'ensemble c'est la face B avec son lot de chansons de remplissage comme "Young Offender", "Liar" et "Chemical". "Times Change" est sans aucun doute à ce jour encore le plus mauvais titre produit par New Order avec ses prétentions ecclésiastiques de curé défroqué. Il faudra véritablement peiner pour attendre "Special" pour relever le niveau mais la magie est rompue. Le dernier titre instrumental n'a effectivement pas d'autre fonction que de conclure l'album.
Les héros semblent fatigués, c'est aussi ce qui donne un léger charme à cet album pas vraiment réussi mais pas non plus aussi honteux qu'on le prétend. Un New Order de transition qui se laisse écouter en musique de fond en fin d'été mais dont les 5 premiers titres méritent d'être estimés.
Malgré tout on se gardera bien de conseiller cet album pour qui aimerait découvrir les Mancuniens pour une première écoute.