Chronique de Eddie (Xsilence)
Posté le 05/05/2009
1984. Black Flag sort My War. Avec Zen Arcade et Double Nickel On The Dime la même année, le punk rocker de base à de quoi être content. Et pourtant, les trois disques ont la même ambition, la même éthique : être punk veut dire pouvoir faire ce que l'on veut, quand on veut sans se soucier de ce que les autres peuvent bien penser. Face au conformisme ambiant de la scène de l'époque, le Black Flag choisit la voix du ralentissement de tempo et de la lourdeur. Nul doute que les cultes Melvins aient dû faire tourner l'album en boucle.
Alors oui le choc a dû être rude après un Damaged presque parfait et adulé par beaucoup. La face B surtout. Flipside à beau dire que les trois chansons présentes, "Nothing Left Inside", "Three Night" et "Scream", sont tout bonnement insupportables, l'avenir a donné raison à Greg Ginn et consort. Black Sabbath n'est pas loin, les hard rockeurs font partie des héros du Black Flag. Des punks fans de métal, le grunge en fera son crédo cinq ans plus tard. Ministry développera le concept du riff hypnotique. Les années 90 ont trouvé là une de leurs matrices indispensables.
Si la face B a beaucoup fait parler d'elle, la face A est plus conventionnelle. Plus dans la continuité de Damaged, rapidité, guitares crades et hurlement de Rollins à propos de son mal-être chronique tournant parfois au masochisme. Du tout bon, tout cuit pour ceux que la lenteur débecte. L'album marie donc "expérimentation" et "classicisme" façon Bowie, et reste un des plus influents que Black Flag ait sorti. C'est bien la preuve que ce groupe ne se limite pas à Damaged.
Alors oui le choc a dû être rude après un Damaged presque parfait et adulé par beaucoup. La face B surtout. Flipside à beau dire que les trois chansons présentes, "Nothing Left Inside", "Three Night" et "Scream", sont tout bonnement insupportables, l'avenir a donné raison à Greg Ginn et consort. Black Sabbath n'est pas loin, les hard rockeurs font partie des héros du Black Flag. Des punks fans de métal, le grunge en fera son crédo cinq ans plus tard. Ministry développera le concept du riff hypnotique. Les années 90 ont trouvé là une de leurs matrices indispensables.
Si la face B a beaucoup fait parler d'elle, la face A est plus conventionnelle. Plus dans la continuité de Damaged, rapidité, guitares crades et hurlement de Rollins à propos de son mal-être chronique tournant parfois au masochisme. Du tout bon, tout cuit pour ceux que la lenteur débecte. L'album marie donc "expérimentation" et "classicisme" façon Bowie, et reste un des plus influents que Black Flag ait sorti. C'est bien la preuve que ce groupe ne se limite pas à Damaged.