Dead End Kings

Dead End Kings

Katatonia

10 / 20 2012 Peaceville Album / CD

Chronique de Slow pulse boy (Xsilence) 14 / 20

Posté le 08/10/2012
Un disque de Katatonia, c'est un peu comme une chemise grise. Si vous adorez les chemises grises et que vous ne portez que ça, vous aimerez disposer d'un maximum de teintes et de coupes, histoire de varier quand même un peu. Si vous aimez beaucoup, vous allez avoir trois chemises grises, différentes ou identiques, histoire de pouvoir en porter une quand les deux autres sont au sale. Si vous aimez juste un peu, vous en aurez une et c'est marre.
La discographie de Katatonia se décline aussi en niveaux de gris : deux albums gris anthracite, suivis de trois gris perle, deux autres (Viva Emptiness et The Great Cold Distance, histoire de situer) gris moyen... J'achève cette comparaison, qui ne mène nulle part, avec les deux derniers albums Night Is The New Day et Dead End Kings, donc : deux albums ton sur ton, toujours gris, mais avec des rayures.
Là où je veux en venir, c'est que même pour quelqu'un qui aime le groupe, et même après plusieurs écoutes, les albums de Katatonia se ressemblent énormément. Alors, à moins d'être un fan hardcore du groupe, c'est inutile (et ça peut même être agaçant) de posséder Dead End Kings si on a déjà un des deux disques précédents. Mêmes constructions alambiquées que sur The Great Cold Distance, même ambiance mélancolique que sur Night Is The New Day... c'est donc de la redite mais c'est pour moi le plus intéressant de ces trois albums. Mais bon, les goûts et les couleurs (ou plutôt les goûts et le gris, car peu de groupes incarnent autant la grisaille que Katatonia), ça ne se partage pas.
Si on aime Katatonia, et si on s'attend en glissant Dead End Kings dans sa platine à entendre du Katatonia, difficile d'être déçu... Sauf à se dire qu'on a affaire à un groupe qui n'évolue pas et progresse peu.

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