Mylo Xyloto

Mylo Xyloto

Coldplay

13 / 20 2011 Parlophone Album / CD  Vinyle

Chronique de Ourkid (Xsilence) 9 / 20

Posté le 08/10/2013
Je m'étais promis de descendre, bang bang, deux albums - aux ordures. Je tiens à préciser que je n'avais absolument rien contre ce groupe, je ne le trouvais pas antipathique et n'avais donc pas éprouvé le besoin de sortir un automatique – bang bang (2) bien que l'ayant toujours trouvé fadasse, mièvre - tout autre qualificatif se rapportant à un bigorneau fonctionne également.
Tout d'abord, commençons par élucider le cas Chris Martin "Ohh Ohhh Ohh" (Des chœurs inspirés feront régulièrement apparition dans cette diatribe). Adepte du commerce équitable, ses tenues de scène en témoignent, Chris Martin mange biologique et ne se drogue pas (ce qui est tout à son honneur). Chris Martin partage de façon égalitaire l'argent qu'il gagne avec son groupe, même avec le bassiste ((si si) ce qui est tout à son honneur (2)). Jusque là, tout va bien mais le moment où celui-ci va dépasser les bornes des limites arrive. Chris Matin en secret se rêve Ricky, il veut faire des duos "Ohh Ohhh Ohh" et espère un jour arriver à faire sélectionner une des ses chansons comme hymne pour une prochaine Coupe Du Monde. Alors pour cela, il fait appel à Riri. Les portes de l'embarras commencent à flancher mais tiennent encore bon contre le lourd bélier de l'affront. Et puis... Boom ! Bada Boom le single, big bada boom le clip. Déjà, Chris Martin, il fait un clip avec Rihanna et la seule chose qu'il trouve à faire, c'est un trip Tigre Et Dragon, mais là ou il est impardonnable, c'est de me faire croire qu'à chaque fois que ce titre retentit dans un supermarché, ce sont les guitares de My Bloody Valentine que j'entends.
Bon alors cet album, Mylo Xiloto, il commence avec "Hurts Like Heaven" et là on se dit que celui-ci pourrait, devrait s'appeler Mylo XOXO. Le périple dans la chocolaterie continue avec "Paradise" non mais Ohhh Ouh Ohhh, une de plus dans ce genre là et la crise de foie me guette, et pourtant, on en est qu'à deux. Ah Tiens, voilà ce looser magnifique de "Charlie Brown" AAUGH ! Ca aussi ça aurait pu faire un bon titre d'album. Et le problème est que toutes les autres chansons sont les mêmes, Chris Martin les chantes comme des comptines de sa voix édulcorée, on croirait entendre un disque fait pour aider les enfants à faire la sieste.
Bon mais il n'y en aurait pas au moins une dans le lot pour sauver cet album du marasme d'allégresse qui le constitue, une qui ne chercherait pas à rendre heureux à tout prix l'auditeur. On a la sensation qu'un sourire Hollywoodien, botoxé et figé plane au dessus de nos têtes. Et bien non. Chris et sa bande nous ont infligé une péridurale et en ont profité pour nous mettre sous perfusion en abreuvant la poche de miel. On ressort de la "Chris Martin Experience" abasourdi, tellement abasourdi que par erreur, Coldplay pourrait bénéficier de 3 points supplémentaires, dû à un tremblement de la main, effet secondaire de la Mylo Xyloto.

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