Chronique de Machete83 (Xsilence)
Posté le 20/06/2019
On s'en fout de qui a vraiment écrit les chansons. Peu importe les circonstances de la sortie de cet album. Omettons les causes, rompons avec les conséquences,négligeons tout historique, oublions les légendes. Mettons de côté tout commentaire ou analyse digérée depuis 25 ans, tentons de revenir à Live Through This le cœur et les oreilles pures. C'est peut être ainsi qu'on y retrouvera un peu de sa vérité.
Il y a tout dans ce disque. Tout ce qui peut faire vibrer en émotions. Intensité, romantisme, mystère, colère, saleté, innocence, amour, amusement, tendresse, renoncement, cynisme, beauté. Parfois tout ça dans un même morceau. 12 fois dans des dosages différents, des nuances, des couleurs dont le secret demeure légèrement hors de portée, alors qu'on a écouté la chose 9764 ou 20267 fois, et malgré une évidente simplicité de formule et de format.
S'il peut être difficile de s'écarter totalement de ce que Live Through This peut représenter en tant que musique catalysatrice d'émotions adolescentes, redécouvrons au moins sa poésie. A travers cette idée, on ne peut que revenir sur des véritables moments de grâce : l'accalmie angélique et atmosphérique au milieu de " Plump " qui se transforme en ascension mystérieuse quasi sensuelle et qui communiquera plus loin avec les pauses hypnotiques tout aussi voluptueuses de " Jennifer's Body ", alors que les riffs rageurs et des échos plus doux se rencontrent dans un chaos Pop des plus délectables.
Ainsi, une sorte d'excitation est toujours de mise. Pas celle qui s'identifie simplement et rapidement dans des refrains électriques ou des parties de chants beugleuses, mais celle qui fait ressentir un cœur qui bat ( comme lorsque l'on découvre les ébranlements de l'amour) et que ce dernier peut battre plus vite, que ce soit dans l'imagination ou dans la concrétisation. " Miss World " pourrait alors représenter cette découverte, à la saveur et à la fraîcheur du premier baiser, de la première danse, où persiste cette ivresse qui nous est encore inconnue mais dans la laquelle on recherche la persistance, plus vraiment certains si l'on est dans le rêve ou la réalité.
Cette tendresse cachée, tâchée, s'étant perdue, est au centre de Live Through This au détour de choeurs envoûtants (" Softer, Softest ", " I Think That I Would Die ") et de douces guitares acoustiques capturées dans l'éther et la distortion.
Et si l'on voulait rester plus terre à terre, quelle belle collections de titres accrocheurs avons nous là : la simplicité Pop de " Doll Parts ", l'efficacité Punk de " She Walks On Me ", le final dévastateur " Rock Star (Olympia) " à la fois fête et déclaration, et tous les titres cités jusque là. Les chansons ont de la force, chaque instrument est à sa place, les guitares sont rageuses et mélodiques, la batterie est percutante et la basse appuie là où il faut, que demande le peuple ?!
Ce grand frisson parcourt notre échine du début à la fin, déclenché par cette belle menace qu'est " Violet ", remarquable d'intensité, où tous les sentiments et émotions cités plus haut vont se répandre dans toutes les chansons qui suivront, la dernière minute de ce titre représentant un summum d'expressivité et de forces contradictoires, où l'âme s'oublie au profit des sensations provoquées par les plaies du cœur.
Il manquerait bien encore des mots pour rendre compte de Live Through This avec justesse, espérons l'avoir été suffisamment pour lui rendre justice, en ne prêtant attention qu'à ce qu'il est et non à ce qui l'entoure.
Il y a tout dans ce disque. Tout ce qui peut faire vibrer en émotions. Intensité, romantisme, mystère, colère, saleté, innocence, amour, amusement, tendresse, renoncement, cynisme, beauté. Parfois tout ça dans un même morceau. 12 fois dans des dosages différents, des nuances, des couleurs dont le secret demeure légèrement hors de portée, alors qu'on a écouté la chose 9764 ou 20267 fois, et malgré une évidente simplicité de formule et de format.
S'il peut être difficile de s'écarter totalement de ce que Live Through This peut représenter en tant que musique catalysatrice d'émotions adolescentes, redécouvrons au moins sa poésie. A travers cette idée, on ne peut que revenir sur des véritables moments de grâce : l'accalmie angélique et atmosphérique au milieu de " Plump " qui se transforme en ascension mystérieuse quasi sensuelle et qui communiquera plus loin avec les pauses hypnotiques tout aussi voluptueuses de " Jennifer's Body ", alors que les riffs rageurs et des échos plus doux se rencontrent dans un chaos Pop des plus délectables.
Ainsi, une sorte d'excitation est toujours de mise. Pas celle qui s'identifie simplement et rapidement dans des refrains électriques ou des parties de chants beugleuses, mais celle qui fait ressentir un cœur qui bat ( comme lorsque l'on découvre les ébranlements de l'amour) et que ce dernier peut battre plus vite, que ce soit dans l'imagination ou dans la concrétisation. " Miss World " pourrait alors représenter cette découverte, à la saveur et à la fraîcheur du premier baiser, de la première danse, où persiste cette ivresse qui nous est encore inconnue mais dans la laquelle on recherche la persistance, plus vraiment certains si l'on est dans le rêve ou la réalité.
Cette tendresse cachée, tâchée, s'étant perdue, est au centre de Live Through This au détour de choeurs envoûtants (" Softer, Softest ", " I Think That I Would Die ") et de douces guitares acoustiques capturées dans l'éther et la distortion.
Et si l'on voulait rester plus terre à terre, quelle belle collections de titres accrocheurs avons nous là : la simplicité Pop de " Doll Parts ", l'efficacité Punk de " She Walks On Me ", le final dévastateur " Rock Star (Olympia) " à la fois fête et déclaration, et tous les titres cités jusque là. Les chansons ont de la force, chaque instrument est à sa place, les guitares sont rageuses et mélodiques, la batterie est percutante et la basse appuie là où il faut, que demande le peuple ?!
Ce grand frisson parcourt notre échine du début à la fin, déclenché par cette belle menace qu'est " Violet ", remarquable d'intensité, où tous les sentiments et émotions cités plus haut vont se répandre dans toutes les chansons qui suivront, la dernière minute de ce titre représentant un summum d'expressivité et de forces contradictoires, où l'âme s'oublie au profit des sensations provoquées par les plaies du cœur.
Il manquerait bien encore des mots pour rendre compte de Live Through This avec justesse, espérons l'avoir été suffisamment pour lui rendre justice, en ne prêtant attention qu'à ce qu'il est et non à ce qui l'entoure.