Nineteen Something

Nineteen Something

Les Thugs

17 / 20 1998 Sub Pop Album / CD

Chronique de Pascha (Xsilence) 16 / 20

Posté le 03/02/2013
La production n'ayant pas été satisfaisante avec le rouge Strike -oui, des productions de Steve Albini ne persuadent pas tout le temps en leurs faveurs, pour preuve aussi avec un premier enregistrement resté au placard du virulent In On The Kill Taker de Fugazi qui n'a pas contenté le groupe selon Ian MacKaye- Les Thugs ce sont remis en studio en juin 1997 pour sortir Nineteen Something, en fin de la même année et plus tard sur le label Sub Pop.

La première curiosité à l'époque fut le titre chanté en français (bien qu'on sache aussi que les angevins ont déjà fait avec une reprise des Olivensteins), le meilleur dans cette langue pour le groupe, le désenchanté "Les Lendemains Qui Chantent". Ce morceau calme et mélancolique, tenant le rythme par deux notes, privilegie le chant d'Eric Sourice au plus près de nous sur un rideau formé d'une guitare en retrait et d'un synthétiseur en guise de lanterne froide. Le violent "Never Work Anymore" suit logiquement en reprise de combat et de contestation. Des mêmes acabits punk rock, comme "Side By Side" qui précède, reviennent avec "A Chance" et "Il Grupetto". D'autres morceaux, lestés de tristesses et de colères, se dévoilent planants à l'instar de "Defeated" et d'un "Soon" sans batterie qui ne sent pas la joie. On pourrait avoir des choses à redire à l'écoute de l'instrumental "While I'm Waiting" ou du long "Magic Hour" qui n'excelle pas autant que des grands frères comme "Little Vera's Song" ou "Bulgarian Blues".

Avec tout cela, ce nouveau souffle Nineteen Something offre des courants d'air sombres, voire moroses, qui peuvent aussi bien s'intégrer dans ces débuts des années deux mille quelque chose pas autant réjouissants sur bien des côtés.

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