White Light / White Heat

White Light / White Heat

The Velvet Underground

20 / 20 1967 Polydor Album / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de N°704 (Xsilence) 20 / 20

Posté le 04/09/2017
White Light / White Heat est l'album le plus Velvet du légendaire groupe The Velvet Underground. Sans Warhol, Nico ou Yule, cet album est aussi le plus bizarre, le plus bruyant et, le plus underground.

Il démarre par un titre éponyme, une musique entraînante, presque pop, si l'on omet les violentes guitares et l'aspect très amateur et peu contrôlée de la chanson. On enchaîne sur "The Gift", un espèce d'ovni auquel on revient sans savoir pourquoi, excepté pour la très bonne utilisation de la stéréo, avec la bande son et l'histoire racontée dans chacune des oreilles. Ensuite, ma petite favorite, "Lady Godiva's Operation".
Très réservée, avec la voix de John moins puissante que celle, plus douce, de Lou. Quand ce dernier rentre en scène, prenant de plus en plus de place, ça me surprend à chaque fois.
Suit une autre chanson encore assez douce. Une des moins folle de l'album, mais pas mauvaise pour autant. Assez pop, dans la veine des album qui suivront, sauf que John est là et nous porte avec cette mélodie au violon. Retour au son plus habituel du Velvet avec "I Heard Her Call My Name", cette guitare déchainée et beaucoup trop forte dans le mix, Lou chante n'importe comment et fait sporadiquement des montées dans les aigües, bref tout ce qu'on pourrait attendre du groupe.
Voilà tranquillement à la fin de l'album, avec "Sister Ray", bijoux d'écriture où l'on est embarqué d'un personnage à un autre. Le groupe est libre en fond et s'amuse à faire une jam pendant 17 minutes de bonheur.

Le Velvet est lâché en roue libre sur cet album assez peu accessible, mais qui, lorsqu'on écoute attentivement, devient le meilleur du Velvet à mon humble avis. Seuls points noirs, le mix parfois un peu bizarre, et le manque de violon. Mais ce disque mérite amplement le statut associé à cette note.

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