Chronique de NicoTag (Xsilence)
Posté le 16/11/2020
Evidemment la figure de Neil Young est présente. Le groupe qui joue sur ce disque s'est rencontré lors de l'enregistrement d'After The Gold Rush.
Ralph Molina (batteur), Billy Talbot (bassiste) et Danny Whitten (guitariste et chanteur principal) jouent ensemble depuis 1963 sous divers noms, dont Danny & The Memories, The Psyrcle Of Lorna et The Rockets. Sous ce dernier nom un album sorti en 1968 a fait un bide total.
Jack Nitzsche (pianiste) est un requin de studio depuis le début des années 60. Nils Lofgren (guitariste) , tout jeune à ce moment-là, a rencontré Neil Young quelques mois auparavant, ils sont immédiatement devenus bons amis.
After The Gold Rush est un énorme succès commercial, auquel le nom de Crazy Horse est associé. En vacances de Neil Young qui tourne soit en solo, soit avec Crosby, Stills & Nash, le groupe profite de cette notoriété nouvelle pour enregistrer ce premier album, baptisé Crazy Horse. Les onze morceaux sont principalement composés par D.Whitten et J. Nitzsche.
Parmi les morceaux notables, "Look At All The Things", composé par Whitten et bien mené par le piano. Un titre qui n'aurait pas dépareillé sur un album de Neil Young.
"I Don't Want To Talk About It", œuvre de Danny Whitten également, est un petit bijou. Une belle ballade, tout en retenue, bien chantée, avec la participation brillante de Ry cooder. Le titre sera repris par de nombreux artistes, dont le crooner génial Andy Williams, et surtout par Rod Stewart qui le sortira trois fois en singles avec un succès constant.
Encore une bonne composition de Danny Whitten, "Dirty, Dirty". Entre blues cradingue et soul, ce morceau donne immédiatement envie de bouger. A nouveau, la participation de Ry Cooder est sensationnelle.
"Downtown", qui n'a rien d'exceptionnel, connaîtra un destin particulier. Un enregistrment du 7 mars 1970 au Fillmore East avec Neil Young figurera sur les albums Tonight's The Night et Live At Fillmore East.
Il y a également, presqu'évidemment, une reprise d'un titre de Neil Young, c'est malheureusement le pénible et débile "Dance, Dance, Dance".
Le problème commun à tous ces titres c'est le chant. On entend bien qu'aucun de ces très bons musiciens n'a de voix un tant soit peu agréable. Tout juste passable, et c'est bien dommage.
L'album ne se vendra pas. Nils Lofgren quitte le groupe et entame une riche carrière solo ; il deviendra quelques années plus tard un pilier d'un autre célèbre backing-band, le E Street Band. Jack Nitzsche poursuit sa carrière dans les studios et parfois sur scène, louant ses services un peu partout. Quant à Danny Whitten, malheureusement, il mourra quelques mois après.
Quelques titres apparaîtront dans des concerts de Neil Young, essentiellement pendant les années 80.
C'est globalement un bon album, qui s'il avait été produit un peu mieux aurait pu être très bon. Mais il faut être clair, si Neil Young n'était dans l'ombre, ce disque n'aurait certainement jamais été réédité.
Ralph Molina (batteur), Billy Talbot (bassiste) et Danny Whitten (guitariste et chanteur principal) jouent ensemble depuis 1963 sous divers noms, dont Danny & The Memories, The Psyrcle Of Lorna et The Rockets. Sous ce dernier nom un album sorti en 1968 a fait un bide total.
Jack Nitzsche (pianiste) est un requin de studio depuis le début des années 60. Nils Lofgren (guitariste) , tout jeune à ce moment-là, a rencontré Neil Young quelques mois auparavant, ils sont immédiatement devenus bons amis.
After The Gold Rush est un énorme succès commercial, auquel le nom de Crazy Horse est associé. En vacances de Neil Young qui tourne soit en solo, soit avec Crosby, Stills & Nash, le groupe profite de cette notoriété nouvelle pour enregistrer ce premier album, baptisé Crazy Horse. Les onze morceaux sont principalement composés par D.Whitten et J. Nitzsche.
Parmi les morceaux notables, "Look At All The Things", composé par Whitten et bien mené par le piano. Un titre qui n'aurait pas dépareillé sur un album de Neil Young.
"I Don't Want To Talk About It", œuvre de Danny Whitten également, est un petit bijou. Une belle ballade, tout en retenue, bien chantée, avec la participation brillante de Ry cooder. Le titre sera repris par de nombreux artistes, dont le crooner génial Andy Williams, et surtout par Rod Stewart qui le sortira trois fois en singles avec un succès constant.
Encore une bonne composition de Danny Whitten, "Dirty, Dirty". Entre blues cradingue et soul, ce morceau donne immédiatement envie de bouger. A nouveau, la participation de Ry Cooder est sensationnelle.
"Downtown", qui n'a rien d'exceptionnel, connaîtra un destin particulier. Un enregistrment du 7 mars 1970 au Fillmore East avec Neil Young figurera sur les albums Tonight's The Night et Live At Fillmore East.
Il y a également, presqu'évidemment, une reprise d'un titre de Neil Young, c'est malheureusement le pénible et débile "Dance, Dance, Dance".
Le problème commun à tous ces titres c'est le chant. On entend bien qu'aucun de ces très bons musiciens n'a de voix un tant soit peu agréable. Tout juste passable, et c'est bien dommage.
L'album ne se vendra pas. Nils Lofgren quitte le groupe et entame une riche carrière solo ; il deviendra quelques années plus tard un pilier d'un autre célèbre backing-band, le E Street Band. Jack Nitzsche poursuit sa carrière dans les studios et parfois sur scène, louant ses services un peu partout. Quant à Danny Whitten, malheureusement, il mourra quelques mois après.
Quelques titres apparaîtront dans des concerts de Neil Young, essentiellement pendant les années 80.
C'est globalement un bon album, qui s'il avait été produit un peu mieux aurait pu être très bon. Mais il faut être clair, si Neil Young n'était dans l'ombre, ce disque n'aurait certainement jamais été réédité.