Chronique de Pumpkin Ben (Xsilence)
Posté le 13/02/2007
Il y a des albums comme ça, réalisés dans l'urgence, mais à l'impact dévastateur. C'est le cas de Fresh Fruits For Rotting Vegetables, le premier album des Dead Kennedys, véritable manifeste de revendications que le groupe californien va avancer tout au long de sa carrière. Il s'agit, pour beaucoup, du tout premier album de punk hardcore. Une chose est sûre : avec les Dead Kennedys, jamais le punk n'aura été aussi malsain.
Et dès le commencement de cette bombe, la voix de Jello Biafra retentit dans nos têtes pour nous mettre en garde : Fresh Fruits For Rotting Vegetables est un album décalé, évidemment très axé sur l'humour noir, mais pas seulement. Des titres aussi évocateurs que "Forward To Death", "Drug Me", "Chemical Warfare", "Ill In The Head", "Holiday In Cambodia", confirment bien que l'on n'a pas affaire à un groupe de punk comme les autres. Au fil de l'album, les refrains et les couplets s'enchaînent très rapidement, à coups de guitares tranchantes et de rythmiques punk hardcore savamment accompagnées par la basse jazzy de "Klaus Fluoride". Mais surtout, il y a la voix ! Cette voix de possédé du démon Biafra, nouvelle incarnation du Malin pour l'Amérique de l'époque. Car il est clair que tout semble fait pour choquer les enfants puritains de l'Oncle Sam dans ce chef-d'oeuvre, que ce soit dans l'agressivité de la musique, dans la peur inspirée par les revendications du groupe, ou par l'humour macabre qui transpire tout au long des 14 morceaux de l'album.
En effet, imaginez un peu l'impact qu'ont pu avoir sur les bonnes consciences des titres comme "Kill The Poor" (Tuer les pauvres), "California Über Alles" (référence au Deutschland Über Alles nazi) ou "I Kill Children". Sans oublier bien sûr la reprise du "Viva Las Vegas" d'Elvis Presley en guise de clôture ! Avec Fresh Fruits For Rotting Vegetables, les Dead Kennedys réussissent à merveille à terrifier l'Amérique bien-pensante, à travers des références nauséabondes et extrèmement malsaines.
Cet album est sans conteste un des meilleurs brulôts de l'histoire du punk-rock, à ranger aux côtés de Nevermind The Bollocks. Fresh Fruits For Rotting Vegetables va même plus loin ; grâce à cette oeuvre, les Dead Kennedys dépassent les limites jusqu'alors imposées par les groupes de punk déjà cultes, et restent à ce jour l'une des formations les plus malsaines et les plus corrosives de tous les temps : plus violents que les Sex Pistols, plus décalés que les Ramones et plus revendicateurs que The Clash, les Dead Kennedys exposent dans cet album leur haine de l'impérialisme yankee, de la politique du parti républicain (Reagan n'était pas loin, et déjà...), du capitalisme, des lobotomies et de la guerre perpétrées par leur pays.
Fresh Fruits For Rotting Vegetables est donc un pur concentré de haine, de dégoût, de hargne, de malséance et d'humour noir extrèmement décalé, qui figure parmi les chefs-d'oeuvre incontestés du punk : la preuve, "Holiday In Cambodia", un des meilleurs hymnes punk de l'histoire (avec son intro divinement dérangeante, presque batcave), sur lequel Jello Biafra n'hésite pas à scander le nom de Pol Pot pour vomir sa rage et choquer de la meilleure façon qui soit. Tout simplement inoubliable.
Et dès le commencement de cette bombe, la voix de Jello Biafra retentit dans nos têtes pour nous mettre en garde : Fresh Fruits For Rotting Vegetables est un album décalé, évidemment très axé sur l'humour noir, mais pas seulement. Des titres aussi évocateurs que "Forward To Death", "Drug Me", "Chemical Warfare", "Ill In The Head", "Holiday In Cambodia", confirment bien que l'on n'a pas affaire à un groupe de punk comme les autres. Au fil de l'album, les refrains et les couplets s'enchaînent très rapidement, à coups de guitares tranchantes et de rythmiques punk hardcore savamment accompagnées par la basse jazzy de "Klaus Fluoride". Mais surtout, il y a la voix ! Cette voix de possédé du démon Biafra, nouvelle incarnation du Malin pour l'Amérique de l'époque. Car il est clair que tout semble fait pour choquer les enfants puritains de l'Oncle Sam dans ce chef-d'oeuvre, que ce soit dans l'agressivité de la musique, dans la peur inspirée par les revendications du groupe, ou par l'humour macabre qui transpire tout au long des 14 morceaux de l'album.
En effet, imaginez un peu l'impact qu'ont pu avoir sur les bonnes consciences des titres comme "Kill The Poor" (Tuer les pauvres), "California Über Alles" (référence au Deutschland Über Alles nazi) ou "I Kill Children". Sans oublier bien sûr la reprise du "Viva Las Vegas" d'Elvis Presley en guise de clôture ! Avec Fresh Fruits For Rotting Vegetables, les Dead Kennedys réussissent à merveille à terrifier l'Amérique bien-pensante, à travers des références nauséabondes et extrèmement malsaines.
Cet album est sans conteste un des meilleurs brulôts de l'histoire du punk-rock, à ranger aux côtés de Nevermind The Bollocks. Fresh Fruits For Rotting Vegetables va même plus loin ; grâce à cette oeuvre, les Dead Kennedys dépassent les limites jusqu'alors imposées par les groupes de punk déjà cultes, et restent à ce jour l'une des formations les plus malsaines et les plus corrosives de tous les temps : plus violents que les Sex Pistols, plus décalés que les Ramones et plus revendicateurs que The Clash, les Dead Kennedys exposent dans cet album leur haine de l'impérialisme yankee, de la politique du parti républicain (Reagan n'était pas loin, et déjà...), du capitalisme, des lobotomies et de la guerre perpétrées par leur pays.
Fresh Fruits For Rotting Vegetables est donc un pur concentré de haine, de dégoût, de hargne, de malséance et d'humour noir extrèmement décalé, qui figure parmi les chefs-d'oeuvre incontestés du punk : la preuve, "Holiday In Cambodia", un des meilleurs hymnes punk de l'histoire (avec son intro divinement dérangeante, presque batcave), sur lequel Jello Biafra n'hésite pas à scander le nom de Pol Pot pour vomir sa rage et choquer de la meilleure façon qui soit. Tout simplement inoubliable.