Chronique de X_ Wazoo (Xsilence)
Posté le 07/07/2011
L'album en lui-même ayant déjà été très bien chroniqué ici, je me pencherai uniquement sur le CD bonus, suffisamment intéressant et particulier pour mériter que l'on en parle.
Neil Hannon, ce délicieux dandy british qui se cache derrière son dantesque pseudonyme, n'a jamais nié – pour être exact, il l'a toujours clamé haut et fort – son attirance et son goût prononcé pour le grand cru musical français. Francophile avéré, le voilà qui nous offre en cadeau une prestation scénique où il fait corps avec son péché mignon ; il reprend une dizaine de grands classiques français dans un concert enregistré. Les notes du livret voient l'irrésistible blondinet nous raconter avec humour son projet, et brièvement son déroulement. Un sourire amusé sur les lèvres, on y apprend entre autres les difficultés d'Hannon à apprendre à prononcer correctement les mots et les subtilités de la langue de Molière – de son propre aveu, son palais n'a pas la forme nécessaire à la prononciation de certaines consonnes et certains sons inusités chez son éducation Shakespearienne. Ainsi, malgré tous ses efforts et la meilleure volonté du monde de sa french-coach, Neil Hannon gardera certains tics vocaux, qui au demeurant ne feront que rajouter au charme de son interprétation.
En avant la musique ! Au gré du bref concert, on dérive de Dutronc à Brassens, de la "Poupée qui fait non" au "Piège à filles" de Dutronc, on passe par chez Christophe, on note une unique ballade british (créditée de Neil Hannon et Jarvis Cocker) tout en passant prendre une moule-frite dans le port d'Amsterdam. Si l'on est sceptique au début, on accroche vite à la joie teintée de maladresse du dandy qui s'amuse comme un petit fou hors de son registre habituel. On sourit en l'entendant accentuer exagérément les "r" à la façon de Brel, on dandine rêveusement la tête sur le refrain de la poupée "qui fait non non non non non non", on s'esclaffe en l'écoutant imiter Dutronc sur son "Crac boum Uuuuuh !", on compatit joyeusement en le voyant se battre et s'empêtrer avec les paroles des "Copains d'abord" et s'en amuser publiquement, comme s'il savait déjà qu'il n'en serait que plus adorable ! Et il a raison, le bougre. Comment ne pas être charmé par le personnage, par sa voix distinguée, par sa grâce involontaire, par sa modestie et aussi son amour des français ?
Le petit irlandais nous offre là une chose rare ; un CD bonus digne d'intérêt et justifié et un concert charmant et sincère, à l'image de son délicieux auteur.
Neil Hannon, ce délicieux dandy british qui se cache derrière son dantesque pseudonyme, n'a jamais nié – pour être exact, il l'a toujours clamé haut et fort – son attirance et son goût prononcé pour le grand cru musical français. Francophile avéré, le voilà qui nous offre en cadeau une prestation scénique où il fait corps avec son péché mignon ; il reprend une dizaine de grands classiques français dans un concert enregistré. Les notes du livret voient l'irrésistible blondinet nous raconter avec humour son projet, et brièvement son déroulement. Un sourire amusé sur les lèvres, on y apprend entre autres les difficultés d'Hannon à apprendre à prononcer correctement les mots et les subtilités de la langue de Molière – de son propre aveu, son palais n'a pas la forme nécessaire à la prononciation de certaines consonnes et certains sons inusités chez son éducation Shakespearienne. Ainsi, malgré tous ses efforts et la meilleure volonté du monde de sa french-coach, Neil Hannon gardera certains tics vocaux, qui au demeurant ne feront que rajouter au charme de son interprétation.
En avant la musique ! Au gré du bref concert, on dérive de Dutronc à Brassens, de la "Poupée qui fait non" au "Piège à filles" de Dutronc, on passe par chez Christophe, on note une unique ballade british (créditée de Neil Hannon et Jarvis Cocker) tout en passant prendre une moule-frite dans le port d'Amsterdam. Si l'on est sceptique au début, on accroche vite à la joie teintée de maladresse du dandy qui s'amuse comme un petit fou hors de son registre habituel. On sourit en l'entendant accentuer exagérément les "r" à la façon de Brel, on dandine rêveusement la tête sur le refrain de la poupée "qui fait non non non non non non", on s'esclaffe en l'écoutant imiter Dutronc sur son "Crac boum Uuuuuh !", on compatit joyeusement en le voyant se battre et s'empêtrer avec les paroles des "Copains d'abord" et s'en amuser publiquement, comme s'il savait déjà qu'il n'en serait que plus adorable ! Et il a raison, le bougre. Comment ne pas être charmé par le personnage, par sa voix distinguée, par sa grâce involontaire, par sa modestie et aussi son amour des français ?
Le petit irlandais nous offre là une chose rare ; un CD bonus digne d'intérêt et justifié et un concert charmant et sincère, à l'image de son délicieux auteur.