Chronique de Billyjoe (Xsilence)
Posté le 24/10/2010
Avec Funeral, Arcade Fire signait en 2004 un des meilleurs albums de la décennie. Évidemment attendu au tournant, Neon Bible, leur second disque, ne fit pas la même unanimité. Alors forcément, on attendait de voir comment sonnerait le 3e opus, les plus septiques enterrant déjà le groupe avant même la sortie de ce nouvel essai. Après 3 ans d'attente, le temps du verdict est enfin arrivé.
Si les geeks de tout poil sauront surement apprécier les 8 pochettes différentes de The Suburbs (toutes plutôt cool d'ailleurs), on n'ira pas jusqu'à parler d'album concept, parce que s'il y en a un, on ne voit pas vraiment où il est (à part peut-être de dire le titre du disque dans chaque chanson...).
Qu'importe, ce n'est pas vraiment cela qui nous intéresse.
Côté contenu, il y a pourtant de quoi être dubitatif au moment des premières écoutes. L'album est long, ce qui n'aide pas à s'approprier les chansons, mais on est surtout surpris d'entendre aussi peu Régine Chassagne au chant, pire encore, les compositions semblent avoir perdu la touche de folie qui rendait Arcade Fire autre fois si attachant. En somme, le groupe semble être rentré dans le rang et nous avoir pondu un album assez banal. Pourtant, l'auditeur serait bien inspiré de ne pas en rester à cette première impression qui ne perdurera pas très longtemps.
Car après avoir engrangé les écoutes de ce disque, on finit par se rendre compte que tout ce que l'on aimait chez Arcade Fire est toujours là, c'est juste plus discret au premier abord, plus subtil. Ces moments où l'on ne sait pas s'il faut sourire ou pleurer sont toujours présents mais vous pètent moins à la figure.
Et puis, certes le disque est long, mais il varie habilement les ambiances tout en proposant un enchainement des titres presque parfait. Ainsi, le 80's "Modern Man", le stoner "Month Of May" (titre qui prend essentiellement de l'ampleur live), la ballade acoustique "Wasted Hours" (LE titre qu'il ne faudra pas oublier lors de vos soirées autour du feu l'été prochain) ou le Blondie-Like "Sprawl II" (pour ne citer qu'eux) parviennent à cohabiter sans que le disque ne paraisse bancal à aucun moment.
Rien à faire, The Suburbs est bien meilleur que ce que l'on pouvait craindre de prime abord, même les morceaux un peu en dessous du lot (bien peu nombreux au demeurant) finissent par s'attirer notre sympathie.
Moins grandiloquent que ses prédécesseurs, The Suburbs peut paraitre un peu terne lors des premiers contacts. Il est pourtant un album particulièrement intéressant puisqu'il se découvre petit à petit, distillant progressivement toutes ses richesses à l'auditeur.
On finit par ne plus avoir grand-chose à lui reprocher, si ce n'est peut-être une production relativement moyenne.
Arcade Fire a eu l'intelligence de revoir son approche de la musique sans pour autant faire table rase de ses racines. Il en sort un album convaincant et cohérent, surement l'un des meilleurs de 2010 et un cran au dessus de son prédécesseur.
Si les geeks de tout poil sauront surement apprécier les 8 pochettes différentes de The Suburbs (toutes plutôt cool d'ailleurs), on n'ira pas jusqu'à parler d'album concept, parce que s'il y en a un, on ne voit pas vraiment où il est (à part peut-être de dire le titre du disque dans chaque chanson...).
Qu'importe, ce n'est pas vraiment cela qui nous intéresse.
Côté contenu, il y a pourtant de quoi être dubitatif au moment des premières écoutes. L'album est long, ce qui n'aide pas à s'approprier les chansons, mais on est surtout surpris d'entendre aussi peu Régine Chassagne au chant, pire encore, les compositions semblent avoir perdu la touche de folie qui rendait Arcade Fire autre fois si attachant. En somme, le groupe semble être rentré dans le rang et nous avoir pondu un album assez banal. Pourtant, l'auditeur serait bien inspiré de ne pas en rester à cette première impression qui ne perdurera pas très longtemps.
Car après avoir engrangé les écoutes de ce disque, on finit par se rendre compte que tout ce que l'on aimait chez Arcade Fire est toujours là, c'est juste plus discret au premier abord, plus subtil. Ces moments où l'on ne sait pas s'il faut sourire ou pleurer sont toujours présents mais vous pètent moins à la figure.
Et puis, certes le disque est long, mais il varie habilement les ambiances tout en proposant un enchainement des titres presque parfait. Ainsi, le 80's "Modern Man", le stoner "Month Of May" (titre qui prend essentiellement de l'ampleur live), la ballade acoustique "Wasted Hours" (LE titre qu'il ne faudra pas oublier lors de vos soirées autour du feu l'été prochain) ou le Blondie-Like "Sprawl II" (pour ne citer qu'eux) parviennent à cohabiter sans que le disque ne paraisse bancal à aucun moment.
Rien à faire, The Suburbs est bien meilleur que ce que l'on pouvait craindre de prime abord, même les morceaux un peu en dessous du lot (bien peu nombreux au demeurant) finissent par s'attirer notre sympathie.
Moins grandiloquent que ses prédécesseurs, The Suburbs peut paraitre un peu terne lors des premiers contacts. Il est pourtant un album particulièrement intéressant puisqu'il se découvre petit à petit, distillant progressivement toutes ses richesses à l'auditeur.
On finit par ne plus avoir grand-chose à lui reprocher, si ce n'est peut-être une production relativement moyenne.
Arcade Fire a eu l'intelligence de revoir son approche de la musique sans pour autant faire table rase de ses racines. Il en sort un album convaincant et cohérent, surement l'un des meilleurs de 2010 et un cran au dessus de son prédécesseur.