The Perpetual Motion

The Perpetual Motion

The Old Dead Tree

18 / 20 2005 Season Of Mist Album / CD

Chronique de Crazyhorse (Xsilence) 19 / 20

Posté le 13/10/2013
Hier soir (12 octobre 2013), The Old Dead Tree jouait au Divan du Monde. Un morceau - le dernier assuré, en rappel et en clou du spectacle - m'a particulièrement frappé : "What Else Could We've Said ?". Mais bon sang, dans quel album de TODT figure ce morceau si inspiré, puissant, mélodieux, au refrain entrecoupé d'un riff merveilleux ? Je parcours ma discothèque (à l'époque j'étais gros consommateur de CDs) et trouve The Perpetual Motion, deuxième opus du groupe de Manu Munoz et Nico Chevrollier. Cela faisait au moins cinq ans que je n'avais pas écouté ce disque sorti en 2005. Et depuis ce matin je l'écoute en boucle. Dans le genre (qu'on range sous le label "death progressif" ou sous celui de "doom metal"), c'est un chef-d'œuvre. Vraiment. Ce qui frappe le plus, dans l'ensemble, c'est la qualité, la finesse des mélodies, et leur force entraînante : en contrepoint surprenant des textes (tout à fait mélancoliques), TODT, ça swing ! A l'instar de Paradise Lost, mais avec un talent mélodique peut-être encore supérieur, TODT enrichit sa gamme death d'une variante pop (inspirée de Muse, Depeche Mode ou Pink Floyd) extrêmement efficace. Même les morceaux un peu plus bourrins ("So Be It!") sont traversés soudain d'un moment de grâce, calme, servi par la voix sublime de Manu Munoz. D'un ensemble aussi cohérent et réussi (presque tous les morceaux s'enchaînent), une longue séquence (le cristallin "Everyday Life" suivi du tubesque "1, 2, 3, 4, 6, 7, 8") et deux titres-monuments se détachent néanmoins : "What Else Could We've Said" donc, et "Unrelenting" et son fond sonore puissamment angoissant (des sirènes sifflent au loin, de l'eau est étrangement aspirée). Implacable.

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