Tostaky

Tostaky

Noir Désir

18 / 20 1992 Barclay Album / CD  Vinyle  K7 Audio

Chronique de Pascha (Xsilence) 18 / 20

Posté le 04/05/2010
Sorti esquinté d'une tournée qui s'étalait à la suite de Du Ciment Sous Les Plaines et qui se conjuguait à des fiestas tardives et de manque de sommeil, Noir Désir revient en fin d'année 1992 avec Tostaky, après une séparation temporaire mais nécessaire des membres. Le choix de Ted Niceley à la production n'a pas été anodin suite à la claque commune que les quatre se sont pris en ayant vu les américains de Fugazi en concert lors de la coupure et qui les ont, entre autres, remotivés.

Le bulldozer "Tostaky" qui donne le titre au troisième album, devient un nouvel hymne rassembleur succédant à ou cotoyant par-là "En Route Pour La Joie", selon les impressions que l'on se donne. Orageux, les autres titres le sont entre fausses accalmies ("Sober Song", "Lolita Nie En Bloc", "Oublié", "Marlène"...) et morceaux rentre dedans flirtant parfois un surrégime ("Here It Come Slowly", "Johnny Colère", "Alice"...). Escapade assurément orageuse également et dont on parle peu souvent, "7 Minutes", ouverte par la basse pointilleuse de Fred Vidalenc, résonne comme un champ de bataille survolé de tirs croisés de guitares gonflées à bloc, dans lequel il est plaisant de s'imaginer, pendant que Denis Barthe amène pulsations et mitrailles de ses peaux, un Serge Teyssot-Gay transi d'une folie furibarde autant que le compère chantant Bertrand Cantat, qui lui, n'aura pas encore ménagé sa voix par la suite.

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