Chronique de Tom Violence (Xsilence)
Posté le 16/08/2010
Après un Orchestra Of Wolves d'une qualité incontestable, dopé à l'urgence d'un punk hardcore ravageur, Gallows a frappé une seconde fois en 2009 avec Grey Britain. L'intro "The Riverbank" met d'ores et déjà dans l'ambiance, la suite s'annonce sombre, violente et terriblement remontée. Premier vrai morceau, première tuerie : "London Is The Reason". Et Gallows en enchaine cinq à la suite, d'entrée de jeu. Ca commence donc très fort. Jusqu'à "The Vultures" donc, où un passage chanté accompagné d'une seule et simple guitare fera grincer les dents aux primates insensibles à quelque instant mélodique sur un disque de hardcore. Personnellement, ça ne me choque en aucune matière. Enfin bref, passons. Le groupe ne tarde pas à renvoyer la sauce et nous envoie "The Riverbed" et "The Great Forgiver" en pleine gueule. Je ne vois pas qui pourrait nier quand dans ces deux morceaux, on retrouve aisément l'urgence punk du premier disque. Même si il est vrai que le son de Grey Britain est bien plus métallique que son prédecesseur, mais est-ce une raison pour descendre cet album ? Je ne le crois pas. On continue avec "Graves", où Frank Carter se remet un peu à chanter, ce qui n'est pas déplaisant, sa manière de chanter n'étant pas désagréable. Après un "Queensberry Rules" rapide mais assez anecdotique, arrive "Misery", autre morceau un peu plus nuancé de l'album avec "The Vultures". L'intro piano / violon peut paraitre, il est vrai, un peu cliché, mais la suite du morceau est tellement puissante et efficace qu'on ne peut que s'incliner. "Crucifucks" n'a rien de vraiment mémorable, mais le final de violons parsemé de quelques notes piano termine de manière plutôt adéquate ce concept album sombre et torturé. Un disque de très bonne augure donc, pour un groupe qui ne l'est pas moins.