Laughing Stock

Laughing Stock

Talk Talk

18 / 20 1991 Verve Album / CD  Vinyle

Chronique de Pascha (Xsilence) 11 / 20

Posté le 14/02/2013
Après Spirit Of Eden, Laughing Stock. Parce qu'on aime toujours le premier, il paraît inévitable d'aimer tout autant le second. Et bien, non! Pourquoi? Quel est le problème? Laughing Stock est plus lugubre, plus crépusculaire que son illustre prédécesseur, déjà, mais ce n'est pas la cause principale. Toutefois, il faut admettre que ce disque est aussi fastidieux que de contempler de force un tableau dans un musée pour faire plaisir à un professeur assommant, qui donnera une mauvaise note à des élèves par la suite, sur un sujet dont ces derniers n'en n'ont que faire. Il est aussi mortel que d'écouter une forêt sans aucun chant ou cri d'oiseau par une belle saison. Le vrai problème vient sûrement qu'on ne trouve pas l'endroit adéquat ou le moment opportun d'apprécier l'ultime disque de Talk Talk, où le moindre bourdonnement de mouche polluerait l'ambiance précieuse de l'écoute. J'ai beau me le repasser, l'attention se relâche. Je n'aime peut-être pas ces crépuscules moroses bien accentués par "Myrrhman", "Taphead" et "Runeii". Pourtant, des montées arriveront à apporter un intérêt comme à la fin de "Tapehead", où l'harmonica et la trompette rigidifient l'ambiance. Mais c'est peu au milieu de ces beautés mornes! "Ascension Day"? C'est plus fouillis que fouillé! "New Grass"? C'est aussi soporifique qu'un titre de TNT de Tortoise.

Talk Talk s'évapore. Talk Talk se désincarne. Talk Talk disparaît. Faute de déclic véritable, je préfère honnêtement retourner sur Spirit Of Eden, plus beau à contempler, quelquefois plus revêche et surtout moins éteint. Pour être plus clair, c'est tout le contraire même d'être éteint.

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