Chronique de Haï (Xsilence)
Posté le 09/10/2009
Matt Ward fait partie des cette nouvelle génération de musiciens/chanteurs influencés par la musique folklorique américaine, entendez par là celle avec guitare sèche, banjo, harmonica, batterie de vieilles casseroles et voix patinées, ou éraillées, au whisky de contrebande - sauf que tout ça, of course, n'est qu'une pose de plus. Dans la même veine, on pourra mettre Devendra Banhart, avec un peu de folklore hispanique en prime, l'Anglais Charlie Winston, l'Anglo-Italien Faccini et même le Français Syd Matters/Jonathan Morali. C'est dire assez que ce ne sont pas tous de purs Yankees. Le rythme est plutôt lent, voire très lent, l'orchestration sobre, voire très sobre, l'homme est plutôt solitaire : normal, on est au pays des cow-boys.
En réalité, tous ces gens sont probablement des fils de bonne famille, sortant des meilleures écoles, ayant reçu la meilleure instruction, connaissant très bien leurs classiques. Ils ont aussi comme point commun d'avoir du talent. Et du savoir-faire. Difficile de leur contester une réussite mélodique ici et là. Et la fille a beau être sobrement vêtue, elle n'en est pas moins assez joliment troussée. Parfois même, on a droit à quelques fanfreluches saloonesques, comme dans "Stars Of Leo", issue de cet album de Ward. Ou à une cavalcade romantique bien menée comme "To Save Me". Ou à une ode aux grands espaces, comme "Hold Time". Et tout le reste est plutôt agréable.
Le seul problème dans ce disque, outre l'absence totale de surprise, est qu'on n'y croit jamais vraiment. En tous cas, moi, je n'y crois pas. Matt Ward a beau être Américain, je ne le sens pas plus en cow-boy que Charlie Winston en hobo à l'arrière d'un pick-up roulant dans la poussière.
En réalité, tous ces gens sont probablement des fils de bonne famille, sortant des meilleures écoles, ayant reçu la meilleure instruction, connaissant très bien leurs classiques. Ils ont aussi comme point commun d'avoir du talent. Et du savoir-faire. Difficile de leur contester une réussite mélodique ici et là. Et la fille a beau être sobrement vêtue, elle n'en est pas moins assez joliment troussée. Parfois même, on a droit à quelques fanfreluches saloonesques, comme dans "Stars Of Leo", issue de cet album de Ward. Ou à une cavalcade romantique bien menée comme "To Save Me". Ou à une ode aux grands espaces, comme "Hold Time". Et tout le reste est plutôt agréable.
Le seul problème dans ce disque, outre l'absence totale de surprise, est qu'on n'y croit jamais vraiment. En tous cas, moi, je n'y crois pas. Matt Ward a beau être Américain, je ne le sens pas plus en cow-boy que Charlie Winston en hobo à l'arrière d'un pick-up roulant dans la poussière.