Chronique de Takichan (Xsilence)
Posté le 22/12/2012
Un des meilleurs disques de "pop" jamais sortis... Le songwriting de Matt Johnson mis au service de sa philosophie personnelle plutôt que pour illustrer ses convictions politiques ou sociales ("I got you under my skin / Where the rain can't in / And if the sweat pours out / I'll try to swim and pull you out" ou bien "All desires have been denied / To put me in this state of mind / Another year older and what have I done ? / All my aspirations have shriveled in the sun / I'm crippled by guilt, blinded by science / I've been waiting for tomorrow all of my life !"), le talent des personnes l'accompagnant (notamment le beat hallucinant et les gimmicks de basse qui donne d'entrée le ton des débats, le long solo de clavier d' "Uncertain Smile" qui fait littéralement planer les sentiments évoqués par Matt, les choeurs qui font du final "Giant" un psaume électro-pop de niveau supérieur ou égal aux meilleurs morceaux d'Arab Strap avec 20 ans d'avance...), le format absolument pas pop des morceaux qui s'étirent, se parent d'expérimentations ou font la part belle à un solo...
Tout ça fait de Soul Mining un documentaire riche, foisonnant et parfois (extrêmement) dansant sur certaines périodes bien foutraques de la vie où plein de sentiments à l'apparence contradictoire s'enchâssent les uns dans les autres : fols espoirs, cruelles désillusions, envies de se battre contre soi pour ne pas devenir aigri et/ou attendre moins de cette chienne de vie, accès de mélancolie ou de léthargie, révolte contre les sentiers battus...
Si vous adhérez au projet, jetez-vous également sur les faces B du disque (sur Youtube, on peut en trouver avec un son pas trop pourri, cf. les liens que j'ai glissés sur le forum The The): "Mental Healing Process" ou "Nature Of Virtue" (sous forte influence de Joy Division période Earcom 2: Contradictions) sont des chefs d'oeuvre. Mention aussi à la pochette: j'en suis tombé amoureux un jour de flânerie à Bergen avant de me taper le cul par terre, secoué par la puissance de "I've Been Waiting For Tomorrow (all of my life)". Come on, The The !
Tout ça fait de Soul Mining un documentaire riche, foisonnant et parfois (extrêmement) dansant sur certaines périodes bien foutraques de la vie où plein de sentiments à l'apparence contradictoire s'enchâssent les uns dans les autres : fols espoirs, cruelles désillusions, envies de se battre contre soi pour ne pas devenir aigri et/ou attendre moins de cette chienne de vie, accès de mélancolie ou de léthargie, révolte contre les sentiers battus...
Si vous adhérez au projet, jetez-vous également sur les faces B du disque (sur Youtube, on peut en trouver avec un son pas trop pourri, cf. les liens que j'ai glissés sur le forum The The): "Mental Healing Process" ou "Nature Of Virtue" (sous forte influence de Joy Division période Earcom 2: Contradictions) sont des chefs d'oeuvre. Mention aussi à la pochette: j'en suis tombé amoureux un jour de flânerie à Bergen avant de me taper le cul par terre, secoué par la puissance de "I've Been Waiting For Tomorrow (all of my life)". Come on, The The !