Chronique de Smashead (Xsilence)
Posté le 02/02/2007
Ne m'étant jamais remis du split des citrouilles, j'attendais avec impatience le premier effort de Zwan. Et là, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vois cette abominable pochette ?
Je me dis: ce n'est pas possible, Billy ne peut pas cautionner ça ! Et pourtant...
L'album en entier est résolumment positif, tout en choeur joyeux, guitares puissantes mais mielleuses et rock péchu, voir carrément béta. J'en reste coi: le Billy que je connaissais, torturé, sombre, mystique, est devenu une sorte de post-hippie, adepte de l'infusion verveine-camomille, de la Sainte Parole et des pulls à col roulé. On se croirait tout du long au pays des bisounours. Un copain à moi dit qu'il renie cet album, qu'il considère qu'il n'a jamais existé car il ne peut pas supporter l'idée qu'un génie comme Billy, qu'on a tous vénéré, nous, ceux de cette génération 90's, puisse s'abaisser dans les fanges des bouches en coeur et des messages d'amour dispersés à tout vent.
J'ai été énormément déçu de ne pas retrouver ce que j'aimais tant dans les Smashing: cette sorte de poésie noire. Mais je ne suis pas mauvais bougre et l'album reste dans ma discothèque, caché bien-sûr derrière un vieux Jimi Hendrix.
Je le ressors de temps en temps, parce que je me dis: quand même, bon sang, Billy peut pas avoir perdu son songwriting comme ça, du jour au lendemain. Alors je réécoute. Et force est de constater que malgré tout les compositions ont du jus. Mais c'est vrai que ce jeu à trois guitares, qui aurait pu être dix mille fois mieux exploité, sert plutôt des grosses mélodies bien sucrées. Seulement, mine de rien, pour peu qu'on y jette une oreille attentive, elles sont bien plus complexe qu'elles n'y paraissent. Mais il y a ses foutus refrains trop lisses et trop effet sunshine.
En fait, ce sont les ballades qui sont peut-être les plus intéressantes: laissant tomber les grosses guitares, elles dévoilent une facette plus poignante et plus authentique. Peut-être que l'album aurait gagné à mieux équilibrer ses chansons, les pêchues et les acoustiques. Reste tout de même de sacrés morceaux débiles. Il suffit de voir: jamais les Smashing n'auraient eu de titres comme "Baby Let's Rock". James Iha aurait préféré se damner pour ça.
Si on en restait là, l'album aurait sans doute depuis longtemps disparu de ma cdthèque.
Mais il y a une chanson, une seule, qui mérite qu'on écoute l'album: "Mary Star Of The Sea": morceau fleuve de 14 min absolument génial et trippant. Là, le ton est beaucoup plus noir, plus triste, plus dur aussi. A se demander même ce qu'elle figure sur cet album. 14 min de pure délire sensationnelle. Un vrai voyage planant. C'est bien simple: c'est sans doute une des plus grande chanson que Billy n'ai jamais écrite, époque Smashing y compris. C'est dire.
Je me dis: ce n'est pas possible, Billy ne peut pas cautionner ça ! Et pourtant...
L'album en entier est résolumment positif, tout en choeur joyeux, guitares puissantes mais mielleuses et rock péchu, voir carrément béta. J'en reste coi: le Billy que je connaissais, torturé, sombre, mystique, est devenu une sorte de post-hippie, adepte de l'infusion verveine-camomille, de la Sainte Parole et des pulls à col roulé. On se croirait tout du long au pays des bisounours. Un copain à moi dit qu'il renie cet album, qu'il considère qu'il n'a jamais existé car il ne peut pas supporter l'idée qu'un génie comme Billy, qu'on a tous vénéré, nous, ceux de cette génération 90's, puisse s'abaisser dans les fanges des bouches en coeur et des messages d'amour dispersés à tout vent.
J'ai été énormément déçu de ne pas retrouver ce que j'aimais tant dans les Smashing: cette sorte de poésie noire. Mais je ne suis pas mauvais bougre et l'album reste dans ma discothèque, caché bien-sûr derrière un vieux Jimi Hendrix.
Je le ressors de temps en temps, parce que je me dis: quand même, bon sang, Billy peut pas avoir perdu son songwriting comme ça, du jour au lendemain. Alors je réécoute. Et force est de constater que malgré tout les compositions ont du jus. Mais c'est vrai que ce jeu à trois guitares, qui aurait pu être dix mille fois mieux exploité, sert plutôt des grosses mélodies bien sucrées. Seulement, mine de rien, pour peu qu'on y jette une oreille attentive, elles sont bien plus complexe qu'elles n'y paraissent. Mais il y a ses foutus refrains trop lisses et trop effet sunshine.
En fait, ce sont les ballades qui sont peut-être les plus intéressantes: laissant tomber les grosses guitares, elles dévoilent une facette plus poignante et plus authentique. Peut-être que l'album aurait gagné à mieux équilibrer ses chansons, les pêchues et les acoustiques. Reste tout de même de sacrés morceaux débiles. Il suffit de voir: jamais les Smashing n'auraient eu de titres comme "Baby Let's Rock". James Iha aurait préféré se damner pour ça.
Si on en restait là, l'album aurait sans doute depuis longtemps disparu de ma cdthèque.
Mais il y a une chanson, une seule, qui mérite qu'on écoute l'album: "Mary Star Of The Sea": morceau fleuve de 14 min absolument génial et trippant. Là, le ton est beaucoup plus noir, plus triste, plus dur aussi. A se demander même ce qu'elle figure sur cet album. 14 min de pure délire sensationnelle. Un vrai voyage planant. C'est bien simple: c'est sans doute une des plus grande chanson que Billy n'ai jamais écrite, époque Smashing y compris. C'est dire.