Next Year In Zion

Next Year In Zion

Herman Düne

13 / 20 2008 Source Album / CD

Chronique de Jeff (Goûte Mes Disques) 8 / 20

Posté le 07/10/2008

Herman Düne, c'était une magnifique histoire de famille entamée il y a de cela une dizaine d'années par les frangins franco-suédois David-Ivar et André – un duo auquel est venu se greffer le batteur Neman. Mais depuis 2006 et Giant – l'album de la consécration commerciale pour le groupe, Herman Dune a perdu André, peu enthousiasmé par la tournure prise par les évènements, et un tréma sur le 'u'. Évidemment, avec le départ de l'ultra-talentueux André, digne représentant du coté obscur et férocement indé d'Herman Dune, les fans de la première heure avaient joué les oiseaux de mauvaise augure et prédit au binôme restant une carrière en forme de courbe descendante, qualitativement parlant du moins. Et malgré un précédent opus plus lumineux et pop qu'à l'accoutumée, on se refusait à croire à une telle hypothèse. Et pourtant.

Les compositions signées David-Ivar, désormais seul maître à bord sur Next Year In Zion, nous laissent penser que l'affable barbu traverse une phase créative pas vraiment fulgurante et que les talents de son frère font cruellement défaut. D'ailleurs, à s'apostropher à de très nombreuses reprises sur le disque (on ne compte plus les 'Hey David' que lance ce dernier comme autant de bouteilles à la mer), on réalise rapidement que le vide laissé par André est bien plus difficile à combler que ce que les membres restants du groupe voudraient nous faire croire.

Que reste-t-il alors? Rien ou presque. Next Year In Zion enchaîne les titres d'une triste banalité, à mille lieues de l'antifolk attachant incarné par des albums comme Switzerland Heritage ou Mas Cambios et sur lesquels planaient le spectre de Jonathan Richman et Leonard Cohen ou l'ombre des cousines Julie Doiron et Kimya Dawson. Pire encore, désormais élevé au rang de troisième membre officieux du groupe, le percussionniste Lori Schönberg (Berg Sans Nipple) se voit accorder un temps de jeu bien trop important et vient polluer bon nombre des morceaux de Next Year In Zion avec des rythmiques qui flairent un peu trop la noix de coco – alors que sa présence, plus discrète sur Giant, ne gênait pas le moins du monde et conférait même une certaine valeur ajoutée aux compositions d'Herman Dune.

Évidemment, si le groupe débarquait, tout chroniqueur serait tenté de lui reconnaître de bonnes prédispositions et d'en faire un cheval sur qui parier à l'avenir. Mais quand on connait le parcours d'Herman Dune, comment ne pas considérer ce Next Year In Zion comme une monumentale erreur de parcours qui plaide en faveur d'une grosse remise en question et surtout, du retour immédiat d'André pour qu'opère à nouveau cette magie qui avait fait d'Herman Dune un groupe attachant et incontournable.


Chronique de Uprising (Xsilence) 14 / 20

Posté le 07/11/2008
Sixième opus pour les trois fréros barbus, et second dans la sphère des majors. Il est marrant de voir que chacun de leurs albums possèdent un son différent (je n'ai pas dis musique), ayant jonglé sûrement entre différents studio/label (excusez mon inculture). Heureusement dira-t-on, car les Herman Düne, cette chère famille évolue à son rythme, c'est à dire trèèès lentement.

Voici donc cette année Next Year In Zion, nom pompeux, pochette mièvre, pouf dans ta gueule.

L'instrumentation rajoutée sur Giant, l'embellissement son made in gros studio, est gardée ici, on ne touche plus: choeur, cuivre à tout va, guitare hawaïenne, percussion des plus exotiques, c'est encore les vacances, éternellement... Bien que, peut être est-ce la fin du voyage pour eux. Quoi Herman Dune sédentarisé ?

Et hop là je m'arrête. Merde quoi il ne décrit pas toutes les chansons?

Arrivé à ce point difficile d'être objectif. Tout dépend si vous venez juste de découvrir Herman Düne, que c'est le premier album que vous écoutez. Alors oui ça s'écoute comme sur des roulettes, et ce dès la première écoute: c'est chaud, pop, rond, bien écrit, et ça met le sourire. Ils écrivent à tout va, zion trouvé le filon de l'écriture, votre corde sensible; et les frangins alchimistes ne se privent pas de s'en vanter puisqu'il affirme avoir 400 chansons à leur actif, rien que ça....

Ce qui peine c'est qu'a trop diluer la sauce, ils en arrivent à en dégoûter certains, (moi ! moi!) de certains albums que j'apprécie. Tout ça passe à travers mes oreilles sans rien de saillant, ça s'écoule comme au supermarché.

Pour ma part vous l'avez compris j'ai atteint le taux ‘maximum admissible', je vais laisser leur discographie dans un coin histoire que ça décante un peu, mais s'il vous plaît Herman Düne faites une p'tite pause, le point quoi!

Allez un p'tit 14 ? C'est méchant un 14 ? Moi j'étais content quand j'avais 14...

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