Chronique de Blackcondorguy (Xsilence)
Posté le 30/05/2011
Je n'aime pas trop les Smashing Pumpkins, c'est grave docteur?
D'habitude, je ne vois pas l'intérêt d'ajouter ma chronique sur des disques multi-chroniqués, mais celle-ci a pour vocation de rassurer ceux qui, comme moi, peineraient à voir le génie derrière Corgan et le chef-d'œuvre derrière ce Mellon Collie And the Infinite Sadness.
1995 : avec le décès de Cobain et le déclin du grunge en marche, Corgan a enfin le champ libre pour mettre en avant son talent avec cet album, premier succès grand public des citrouilles, qui pour une fois n'est pas éclipsé par les autres sorties de l'année. A mon avis, c'est bien dommage d'être passé à côté de Siamese Dream pour cause d'In Utero (donc, un moindre mal) et de se prendre en pleine face ce double album.
Jetons-y un œil : le titre est poétique, on note un véritable travail artistique concernant le visuel et l'univers est cohérent. Les paroles, toutes présentes dans le livret, sont dans la veine du travail de Corgan, le mal-être exprimé peut l'être avec brio, ou franchir la ligne du niais avec ce soupçon d'imagerie gothique ("Love is suicide"), encore plus présente par la suite, qui fera des Pumpkins une référence pour les ados du début des années 2000.
A part ça, il semblerait que ce melon, comme tous les autres, ne soit pas très digeste quand on le consomme en grande quantité. Pour faire la mauvaise langue, ils auraient pu baptiser l'album "Melon Colique" : on se fait vite chier! Il semblerait que l'objectif de Corgan était d'offrir son The Wall à la génération X. Objectif atteint : un double album arty (un poil prétentieux), référence, dont le grand public ne retiendra que quelques tubes et qui à moins de l'écouter comme un amateur de jazz se révèle très vite lassant.
Pour ce qui est de la musique elle-même, on oscille comme toujours entre les morceaux rock énervés et les ballades un brin (voire des fois carrément) niaiseuses, le son est reconnaissable entre mille, de même que la voix de Corgan (très proche de celle d'Eric Cartman en V.O.). On a droit à une brochette de singles pour le meilleur ("Zero", "Bullet With Butterfly Wings", trop entendus mais toujours bons) comme pour le pire ("Tonight, Tonight", "1979"), beaucoup de morceaux dispensables que viennent rattraper quelques perles ("Bodies"!), parfois trop longues ("X.Y.U."). La production est ultra-léchée, on sent la mainmise de Corgan sur chaque note et on ne pourra donc pas lui reprocher le travail artistique, certainement monstrueux, autour de l'album. Il n'en reste que chacun des disques a de sacrés creux, et que l'écoute des deux d'affilé relève pour moi de la performance d'auditeur (dont je me dispense très bien).
Je sais que je suis à contrepied complet des fans et surtout de l'intention du groupe dans la réalisation de ce concept album. L'idée est toujours tentante, mais le résultat est rarement à la hauteur : je n'en ai jamais entendu qui arrive à la cheville de Ziggy Stardust And The Spiders From Mars... Même le Sergent Pepper a son lot de morceaux jetables! Pour ma part, les Smashing Pumpkins auraient gagné à concentrer les meilleurs morceaux des deux disques sur un seul, qui pour le coup aurait été excellent (c'est pourquoi je lui mets quand même la moyenne). Comme on dit parfois, point trop n'en faut... Malheureusement, le virage entamé ici se poursuivra et c'est pourquoi j'ai pour ma part lâché le groupe à partir de ce point de leur discographie.
Pour ceux qui, comme moi, auraient du mal à apprécier ce Mellon Collie..., rabattez-vous quand même sur Gish et Siamese Dream, qui restent des morceaux de choix.
Je n'aime pas trop les Smashing Pumpkins et je n'aime pas trop ce Mellon Collie And The Infinite Sadness, c'est grave docteur? Pour ma part, je vis très bien comme ça...
D'habitude, je ne vois pas l'intérêt d'ajouter ma chronique sur des disques multi-chroniqués, mais celle-ci a pour vocation de rassurer ceux qui, comme moi, peineraient à voir le génie derrière Corgan et le chef-d'œuvre derrière ce Mellon Collie And the Infinite Sadness.
1995 : avec le décès de Cobain et le déclin du grunge en marche, Corgan a enfin le champ libre pour mettre en avant son talent avec cet album, premier succès grand public des citrouilles, qui pour une fois n'est pas éclipsé par les autres sorties de l'année. A mon avis, c'est bien dommage d'être passé à côté de Siamese Dream pour cause d'In Utero (donc, un moindre mal) et de se prendre en pleine face ce double album.
Jetons-y un œil : le titre est poétique, on note un véritable travail artistique concernant le visuel et l'univers est cohérent. Les paroles, toutes présentes dans le livret, sont dans la veine du travail de Corgan, le mal-être exprimé peut l'être avec brio, ou franchir la ligne du niais avec ce soupçon d'imagerie gothique ("Love is suicide"), encore plus présente par la suite, qui fera des Pumpkins une référence pour les ados du début des années 2000.
A part ça, il semblerait que ce melon, comme tous les autres, ne soit pas très digeste quand on le consomme en grande quantité. Pour faire la mauvaise langue, ils auraient pu baptiser l'album "Melon Colique" : on se fait vite chier! Il semblerait que l'objectif de Corgan était d'offrir son The Wall à la génération X. Objectif atteint : un double album arty (un poil prétentieux), référence, dont le grand public ne retiendra que quelques tubes et qui à moins de l'écouter comme un amateur de jazz se révèle très vite lassant.
Pour ce qui est de la musique elle-même, on oscille comme toujours entre les morceaux rock énervés et les ballades un brin (voire des fois carrément) niaiseuses, le son est reconnaissable entre mille, de même que la voix de Corgan (très proche de celle d'Eric Cartman en V.O.). On a droit à une brochette de singles pour le meilleur ("Zero", "Bullet With Butterfly Wings", trop entendus mais toujours bons) comme pour le pire ("Tonight, Tonight", "1979"), beaucoup de morceaux dispensables que viennent rattraper quelques perles ("Bodies"!), parfois trop longues ("X.Y.U."). La production est ultra-léchée, on sent la mainmise de Corgan sur chaque note et on ne pourra donc pas lui reprocher le travail artistique, certainement monstrueux, autour de l'album. Il n'en reste que chacun des disques a de sacrés creux, et que l'écoute des deux d'affilé relève pour moi de la performance d'auditeur (dont je me dispense très bien).
Je sais que je suis à contrepied complet des fans et surtout de l'intention du groupe dans la réalisation de ce concept album. L'idée est toujours tentante, mais le résultat est rarement à la hauteur : je n'en ai jamais entendu qui arrive à la cheville de Ziggy Stardust And The Spiders From Mars... Même le Sergent Pepper a son lot de morceaux jetables! Pour ma part, les Smashing Pumpkins auraient gagné à concentrer les meilleurs morceaux des deux disques sur un seul, qui pour le coup aurait été excellent (c'est pourquoi je lui mets quand même la moyenne). Comme on dit parfois, point trop n'en faut... Malheureusement, le virage entamé ici se poursuivra et c'est pourquoi j'ai pour ma part lâché le groupe à partir de ce point de leur discographie.
Pour ceux qui, comme moi, auraient du mal à apprécier ce Mellon Collie..., rabattez-vous quand même sur Gish et Siamese Dream, qui restent des morceaux de choix.
Je n'aime pas trop les Smashing Pumpkins et je n'aime pas trop ce Mellon Collie And The Infinite Sadness, c'est grave docteur? Pour ma part, je vis très bien comme ça...