Amours Suprêmes

Amours Suprêmes

Daniel Darc

17 / 20 2008 Mercury Album / CD  Vinyle

Chronique de Uplive (Xsilence) 19 / 20

Posté le 14/07/2008
Après Crève Cœur, on reste dans les sentiments foudroyants avec les Amours Suprêmes.
Comme quoi même en étant un peu crevé on peut encore aimer (s'aimer ?). Et si c'était dans ces limites d'existences, dans ces coins finalement interdit par la morale et l'éducation, où le recul sur la vie nous permet de mieux en rire et de la décrire, que justement le vivant prendrait toute sa quintessence ? Daniel nous l'assure et nous le croyons avec certitude.
Comment faire autrement car il nous livre encore une fois le pourquoi du borderline... Faits ambivalents; parfois plus rock ("Les Remords", "J'irais au Paradis"), plus "léger" ("La seule fille sur terre", "La vie est mortelle") mais on conservant des moments d'intimité ("Un an et un jour", "Serais-je perdu") et surtout, surtout, deux bijoux, deux pierres précieuses, données comme si on nous offrait un diamant : "Ca ne sert à rien", tout en montée aidée par les choeurs de Robert Wyatt et "Amours Suprèmes", géniale d'écriture et de composition ! Et c'est pour moi le seul "reproche" que l'on pourrait faire à ce disque : quand on sait qu'il peut nous emmener à de telles hauteurs, de telles grâces, forcément, ça aiguise notre exigence et on aurait aimé encore son lot de morceaux parfaits, car c'est le terme.
En tout cas merci Daniel, c'est bon d'entendre un artiste français à ce niveau là, nous laisse plus maintenant...

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