Chronique de Poulaille (Xsilence)
Posté le 03/02/2010
Homme, descends de ton piédestal, pose le vinyle sur ta platine, et embarque pour le manège tourbillonnant... c'est ainsi que l'on entame le voyage.
Cet album s'est révélé à moi avec le temps, enfin, l'efficacité de certains titres m'avaient quand même immédiatement touché ("Golden Frost" et "Monkey Powder" notamment - on entend la musique fatale, on entre dans la danse macabre, et on se sent entraîné dans le tourbillon du vertige, les guitares et le chant se confondent...), mais ce qui me renverse désormais ne m'est apparu que bien après la sortie officielle. et, attention, je ne dis pas ça afin de m'opposer à votre sensibilité musicale, et je ne veux pas non plus vous apprendre à penser, mais c'est un album qui me semble très profond, difficile à comprendre, que l'on ne peut pas réellement conceptualiser.. .la perception peut se faire négative ou positive, mais il est impossible de saisir la véritable essence de cette musique, on peut, si l'on veut, s'opposer plus simplement à l'enregistrement etc., mais on ne traite pas l'ivresse et la confusion comme ça, parce qu'on le décide et que l'on emploie les quelques mots que l'on associe souvent à ces idées.
Justement ce qui me plait ici, c'est l'authenticité de la démarche, et, une fois encore, attention, je ne dis pas cela par opposition au "non-authentique", tout ce que je veux dire, c'est que le naturel et la simplicité sans limites de la composition me plaisent, me libèrent et m'enrichissent en tant que musicien. Après tant pis si ça ne plait pas à tout le monde, tant mieux si cela enrichit verbalement les critiques, il en faut bien pour tous, après tout l'univers artistique n'est qu'un désert d'opinions. En tout cas, dans My Bloody Underground, j'entends un véritable rejet des bases de la musique, on acquiert une forme inhabituelle de conscience, on se sent pris dans la flamme d'une bougie qui va s'éteindre... et c'est un état si transparent que celui qui n'y est pas préparé passera à travers sans même le remarquer. C'est peut-être mon imagination, mais, je ne prétends pas partager autre chose que mon opinion.
À chaque fois que je passe l'album à des amis, la terreur d'être lâchés dans un univers inconnu les empêche de reconnaître quoi que ce soit, ils se sentent désorientés, comme nous le sommes parfois quand nous nous réveillons trop brutalement. Bref, il n'est pas question de vénération, mais l'esprit d'Anton Newcombe m'apparait comme génial et intrépide... parce qu'à bord de son Brian Jonstown Massacre il va, courageusement, à l'encontre du courant, car c'est bien dans les épreuves et les sacrifices qu'il forge son propre refuge, la musique de son putain d'underground : indéfinissible (à l'image de la claire obscurité de la fantastique Dark Wave Driver), au-delà des dualités du fini et de l'infini du temps et de l'éternité, en un mot, une expérience auditive hors du commun... if only it lasted for eternity...
Cet album s'est révélé à moi avec le temps, enfin, l'efficacité de certains titres m'avaient quand même immédiatement touché ("Golden Frost" et "Monkey Powder" notamment - on entend la musique fatale, on entre dans la danse macabre, et on se sent entraîné dans le tourbillon du vertige, les guitares et le chant se confondent...), mais ce qui me renverse désormais ne m'est apparu que bien après la sortie officielle. et, attention, je ne dis pas ça afin de m'opposer à votre sensibilité musicale, et je ne veux pas non plus vous apprendre à penser, mais c'est un album qui me semble très profond, difficile à comprendre, que l'on ne peut pas réellement conceptualiser.. .la perception peut se faire négative ou positive, mais il est impossible de saisir la véritable essence de cette musique, on peut, si l'on veut, s'opposer plus simplement à l'enregistrement etc., mais on ne traite pas l'ivresse et la confusion comme ça, parce qu'on le décide et que l'on emploie les quelques mots que l'on associe souvent à ces idées.
Justement ce qui me plait ici, c'est l'authenticité de la démarche, et, une fois encore, attention, je ne dis pas cela par opposition au "non-authentique", tout ce que je veux dire, c'est que le naturel et la simplicité sans limites de la composition me plaisent, me libèrent et m'enrichissent en tant que musicien. Après tant pis si ça ne plait pas à tout le monde, tant mieux si cela enrichit verbalement les critiques, il en faut bien pour tous, après tout l'univers artistique n'est qu'un désert d'opinions. En tout cas, dans My Bloody Underground, j'entends un véritable rejet des bases de la musique, on acquiert une forme inhabituelle de conscience, on se sent pris dans la flamme d'une bougie qui va s'éteindre... et c'est un état si transparent que celui qui n'y est pas préparé passera à travers sans même le remarquer. C'est peut-être mon imagination, mais, je ne prétends pas partager autre chose que mon opinion.
À chaque fois que je passe l'album à des amis, la terreur d'être lâchés dans un univers inconnu les empêche de reconnaître quoi que ce soit, ils se sentent désorientés, comme nous le sommes parfois quand nous nous réveillons trop brutalement. Bref, il n'est pas question de vénération, mais l'esprit d'Anton Newcombe m'apparait comme génial et intrépide... parce qu'à bord de son Brian Jonstown Massacre il va, courageusement, à l'encontre du courant, car c'est bien dans les épreuves et les sacrifices qu'il forge son propre refuge, la musique de son putain d'underground : indéfinissible (à l'image de la claire obscurité de la fantastique Dark Wave Driver), au-delà des dualités du fini et de l'infini du temps et de l'éternité, en un mot, une expérience auditive hors du commun... if only it lasted for eternity...