Chronique de Thinwhitejs (Xsilence)
Posté le 11/09/2005
En toute discrétion en 2002, JJ72 signait là l'un des plus beaux disques de l'année.
Après un premier effort hésitant, un peu trop parsemé d'inégales interventions acoustiques, le groupe emmené par Mark Greaney prenait ici une toute nouvelle dimension, ce dernier mettant à exécution son plan de faire les choses 'à la Corgan'.
Tout n'est pas extraordinaire ici, mais JJ72 a deux indéniables avantages, tous deux inhérent à leur leader : une aisance vocale qui, si elle peut irriter, n'en est pas moins fascinante ; et un talent pour écrire des textes particulièrement touchants, d'une assez haute qualité littéraire.
En effet, ici à plusieurs reprises JJ72 trouve l'équilibre parfait entre puissance émotionelle et puissance musicale, que ce soit dans l'emphase ou le dépouillement. Ceci donne des superbes réussites comme sur les poignants "Nameless", "Brother Sleep" et "Oiche Mhaith" qui côtoient sans sourciller des titres plus pop comme "I saw a prayer" et ses guitares fuzzy ou encore "Half Three". "Serpent Sky", quant à lui, est un morceau tout bonnement énorme, pareil à un exorcisme du mal rongeant votre conscience.
Le reste, s'il est moins marquant, n'est absolument pas déshonorant : "Sinking" évoque la dernière partie du "Glass And The Ghost Children" des Pumpkins, "Always & Forever" et "Formulae" sont d'excellents singles, et l'émotion est palpable dans "City" ou "Glimmer".
L'avantage de ce disque, c'est qu'il se lance à coeur perdu dans une quête d'absolu, regarde vers le ciel sans sombrer dans une grandiloquence malvenue. L'oeuvre d'un vrai poète, pas d'un illuminé regardant le soleil couchant sur la plage en cherchant à impressionner de faibles esprits.
Les quelques défauts ( principalement les intonations un peu toujours redondantes de Mark, mais bon vu la voix qu'il a, il peut se le permettre...) n'entachent pas la beauté de ce disque, qui montrait au monde, enfin au 6 acheteurs mondiaux, flop commercial oblige, l'étendu de la palette d'un groupe sur lequel on peut fonder de gros espoirs. S'ils réapparaissent un jour...
Après un premier effort hésitant, un peu trop parsemé d'inégales interventions acoustiques, le groupe emmené par Mark Greaney prenait ici une toute nouvelle dimension, ce dernier mettant à exécution son plan de faire les choses 'à la Corgan'.
Tout n'est pas extraordinaire ici, mais JJ72 a deux indéniables avantages, tous deux inhérent à leur leader : une aisance vocale qui, si elle peut irriter, n'en est pas moins fascinante ; et un talent pour écrire des textes particulièrement touchants, d'une assez haute qualité littéraire.
En effet, ici à plusieurs reprises JJ72 trouve l'équilibre parfait entre puissance émotionelle et puissance musicale, que ce soit dans l'emphase ou le dépouillement. Ceci donne des superbes réussites comme sur les poignants "Nameless", "Brother Sleep" et "Oiche Mhaith" qui côtoient sans sourciller des titres plus pop comme "I saw a prayer" et ses guitares fuzzy ou encore "Half Three". "Serpent Sky", quant à lui, est un morceau tout bonnement énorme, pareil à un exorcisme du mal rongeant votre conscience.
Le reste, s'il est moins marquant, n'est absolument pas déshonorant : "Sinking" évoque la dernière partie du "Glass And The Ghost Children" des Pumpkins, "Always & Forever" et "Formulae" sont d'excellents singles, et l'émotion est palpable dans "City" ou "Glimmer".
L'avantage de ce disque, c'est qu'il se lance à coeur perdu dans une quête d'absolu, regarde vers le ciel sans sombrer dans une grandiloquence malvenue. L'oeuvre d'un vrai poète, pas d'un illuminé regardant le soleil couchant sur la plage en cherchant à impressionner de faibles esprits.
Les quelques défauts ( principalement les intonations un peu toujours redondantes de Mark, mais bon vu la voix qu'il a, il peut se le permettre...) n'entachent pas la beauté de ce disque, qui montrait au monde, enfin au 6 acheteurs mondiaux, flop commercial oblige, l'étendu de la palette d'un groupe sur lequel on peut fonder de gros espoirs. S'ils réapparaissent un jour...