Go Away White

Go Away White

Bauhaus

16 / 20 2008 Cooking Vinyl Album / CD

Chronique de IsidoreDeVinck (Xsilence) 17 / 20

Posté le 05/04/2008
Dès le premier morceau "Too Much 21st Century" on sent plus la patte de Love And Rockets accueillant Peter Murphy, que l'ère Bauhaus 79-83.
Du Love And Rockets un peu ivre en live, trempant dans le grunge, le Iggy Pop ou David Bowie.
A savoir que Love And Rockets joue à la fin du mois en Californie, alors début d'un nouveau départ ?
Sur "Undone" lorsque Daniel Ash le guitariste cherche des sonorités extrêmes comme il savait le faire au sein de Tones on Tail, Peter Murphy aurait tendance à se plaindre, mais une fois n'est pas coutume, la suite du morceau se poursuit savamment.
Basse impeccable, batterie simple et impeccable aussi pour ce début d'album bien rock, avec un soupçon de funk qui relève le tout.
Je préfère ce style d'album pour un retour après 25 ans que du son trop travaillé où la déception aurait pu être plus grande.
"Endless Summer Of The Damned" est sans conteste le morceau de l'album qui reste le plus dans les mémoires avec sa rengaine de basse inlassable, le jeu de tomes, la petite guitare, la voix, les cris, les petits chœurs, la fin en guitare Paranoïa, Paranoïa.

"Saved" est une expérience intéressante de mélancolie entre le saxo de Daniel Ash comme aux heures les plus sombres de Love And Rockets, et la voix de Peter Murphy comme sur certains de ces disques solo.
Après cette longue léthargie "Mirror Remains" semble être un lent réveil innocent mais les breaks successifs à partir du milieu du morceau nous rappellent que c'est bien la confrontation de ces quatre artistes qui mènent la danse et que parfois cela part génialement en vrille et que nous avons bien à faire à Bauhaus.
"Black Stone Heart" semble être sorti de l'album solo de Peter Murphy Unshattered, le piano, le sifflement. C'est très bon tout ça.

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