Chronique de Drazorback (Xsilence)
Posté le 15/03/2008
Depuis quelques temps déjà (depuis Hex et Hibernaculum, en fait), Dylan Carlson, leader attitré de Earth, semble avoir abandonné le bourdonnement lourd de sa six-cordes pour un son plus aéré... Et moins hermétique.
Sans avoir renié son attrait pour les tempos lents, l'ex camé de Seattle, explore désormais de nouvelles terres. Fini le drone bruitiste et extrême d'antan donc, le bad trip semble passé. Et quoi de mieux, pour se revigorer qu'un bon retrait, hors de la ville. A l'écoute de ce nouvel album, on pourrait penser que c'est dans les plaines arides du sud des Etats-Unis que l'homme a trouvé refuge... Comme si il avait voulu faire la bande son d'un monde sauvage mais calme.
Plus qu'une reproduction spontanée d'un décor sans vie, Carlson et ses musiciens accomplissent ici un travail d'orfèvre. Le son est maîtrisé dans les moindres détails, le disque file sans un heurt. A l'americana zen proposée, viennent s'ajouter d'autres couches sonores, notamment grâce à l'apport d'un pianiste d'accompagnement. Aux boucles hypnothiques, aux thèmes lancinants, viennent s'ajouter des arrangements justes et fluides.
Disque hors du temps, et hors des modes, The Bees Made Honey In The Lion's Skull éclaire un peu plus le nom du groupe. La Terre y est décrite comme un lieu paisible, au rythme impalpable mais pourtant d'une richesse insoupçonnée.
Sans avoir renié son attrait pour les tempos lents, l'ex camé de Seattle, explore désormais de nouvelles terres. Fini le drone bruitiste et extrême d'antan donc, le bad trip semble passé. Et quoi de mieux, pour se revigorer qu'un bon retrait, hors de la ville. A l'écoute de ce nouvel album, on pourrait penser que c'est dans les plaines arides du sud des Etats-Unis que l'homme a trouvé refuge... Comme si il avait voulu faire la bande son d'un monde sauvage mais calme.
Plus qu'une reproduction spontanée d'un décor sans vie, Carlson et ses musiciens accomplissent ici un travail d'orfèvre. Le son est maîtrisé dans les moindres détails, le disque file sans un heurt. A l'americana zen proposée, viennent s'ajouter d'autres couches sonores, notamment grâce à l'apport d'un pianiste d'accompagnement. Aux boucles hypnothiques, aux thèmes lancinants, viennent s'ajouter des arrangements justes et fluides.
Disque hors du temps, et hors des modes, The Bees Made Honey In The Lion's Skull éclaire un peu plus le nom du groupe. La Terre y est décrite comme un lieu paisible, au rythme impalpable mais pourtant d'une richesse insoupçonnée.