Chronique de Lolipop (Xsilence)
Posté le 15/03/2008
Ça tient à pas grand chose parfois les rencontres déterminantes.
Les Pastels je les ai rencontrés très récemment.
J'ai croisé leur route un beau jour, parce que j'avais entendu le titre "Crawl Babies".
Si je devais donner un terme à ce que j'ai ressenti, ça doit bien ressembler au coup de foudre.
Ce titre doit être sans rire, l'un des dix meilleurs que j'ai jamais entendu de ma vie.
Après ça j'ai dû y revenir un nombre incalculable de fois pour comprendre comment on avait pu pondre un truc aussi limpide et parfait?
C'était donc ce petit bonhomme, Stephen Pastel, gueule d'ange timide et ses acolytes.
The Pastels, ces grands enfants surdoués de la pop écossaise qui se cachaient derrière tout ça ?
Tous ces titres fabuleux regroupés sur "A Truckload Of Trouble", compile parfaite pour un rite initiatique dans les règles de l'art.
Initiation à tout un monde de bric à brac, où le sérieux côtoie dangereusement le dilettantisme ou bien le contraire.
Où le mot "carrière" est banni à jamais. Où gratouiller deux accords sur une guitare en plastique revient à signer sa profession de foi.
Quand on a dit ça, on n'a encore rien dit. Difficile de faire la liste exhaustive des groupes influencés par eux.
Un peu les "Godfather" de la noisy pop en somme.
Certains pourront certes être effrayés par cette manière si "spéciale" de chanter, car n'allons pas par quatre chemins, ici tout le monde chante faux !
Et c'est ça qui est encore plus chouette.
Ça décomplexerait n'importe quel gugus de prendre l'initiative d'empoigner une guitare et de chanter à tue tête, pour la beauté du geste.
D'entonner "Truck Train Tractor" à s'époumoner, de rigoler et de s'en foutre (Stephen Pastel irrésistible ici sur ce titre).
Un antidote béton contre la soupe de supermarché où polissage et bienséance sont de mise.
Avec leurs anoraks boutonnés jusqu'au cou, leurs gueules de gosses dépressifs sous la pluie écossaise, leurs pochettes façon barbouillage de maternelle (je dis ça avec tendresse, j'aime beaucoup ça me rappelle les pochettes de Pavement d'ailleurs...), difficile de rester insensible.
Ce groupe fait parti des petits trésors que l'on est tellement heureux d'avoir déniché et qu'on aimerait partager avec le monde entier mais pas trop quand même de peur d'abîmer.
Les Pastels ne seront probablement jamais une de ces choses gâtées par le temps. Jamais un truc boursouflé et prétentieux.
Y'a trop de fraîcheur et d'intégrité là dedans, trop de sincérité pour que ça le soit !
On pourra m'objecter que je mets bien (trop ?) souvent des 19 et des 20 à tour de manches lorsqu'il s'agit de donner une note.
Mais je répondrais pour ma défense, que pour le coup les Pastels "ils le valent (vraiment) bien" !
Les Pastels je les ai rencontrés très récemment.
J'ai croisé leur route un beau jour, parce que j'avais entendu le titre "Crawl Babies".
Si je devais donner un terme à ce que j'ai ressenti, ça doit bien ressembler au coup de foudre.
Ce titre doit être sans rire, l'un des dix meilleurs que j'ai jamais entendu de ma vie.
Après ça j'ai dû y revenir un nombre incalculable de fois pour comprendre comment on avait pu pondre un truc aussi limpide et parfait?
C'était donc ce petit bonhomme, Stephen Pastel, gueule d'ange timide et ses acolytes.
The Pastels, ces grands enfants surdoués de la pop écossaise qui se cachaient derrière tout ça ?
Tous ces titres fabuleux regroupés sur "A Truckload Of Trouble", compile parfaite pour un rite initiatique dans les règles de l'art.
Initiation à tout un monde de bric à brac, où le sérieux côtoie dangereusement le dilettantisme ou bien le contraire.
Où le mot "carrière" est banni à jamais. Où gratouiller deux accords sur une guitare en plastique revient à signer sa profession de foi.
Quand on a dit ça, on n'a encore rien dit. Difficile de faire la liste exhaustive des groupes influencés par eux.
Un peu les "Godfather" de la noisy pop en somme.
Certains pourront certes être effrayés par cette manière si "spéciale" de chanter, car n'allons pas par quatre chemins, ici tout le monde chante faux !
Et c'est ça qui est encore plus chouette.
Ça décomplexerait n'importe quel gugus de prendre l'initiative d'empoigner une guitare et de chanter à tue tête, pour la beauté du geste.
D'entonner "Truck Train Tractor" à s'époumoner, de rigoler et de s'en foutre (Stephen Pastel irrésistible ici sur ce titre).
Un antidote béton contre la soupe de supermarché où polissage et bienséance sont de mise.
Avec leurs anoraks boutonnés jusqu'au cou, leurs gueules de gosses dépressifs sous la pluie écossaise, leurs pochettes façon barbouillage de maternelle (je dis ça avec tendresse, j'aime beaucoup ça me rappelle les pochettes de Pavement d'ailleurs...), difficile de rester insensible.
Ce groupe fait parti des petits trésors que l'on est tellement heureux d'avoir déniché et qu'on aimerait partager avec le monde entier mais pas trop quand même de peur d'abîmer.
Les Pastels ne seront probablement jamais une de ces choses gâtées par le temps. Jamais un truc boursouflé et prétentieux.
Y'a trop de fraîcheur et d'intégrité là dedans, trop de sincérité pour que ça le soit !
On pourra m'objecter que je mets bien (trop ?) souvent des 19 et des 20 à tour de manches lorsqu'il s'agit de donner une note.
Mais je répondrais pour ma défense, que pour le coup les Pastels "ils le valent (vraiment) bien" !