Chronique de WillyB (Xsilence)
Posté le 20/09/2011
Rarement, on aura vu plus boulimique de travail que ce Spencer Krug qui officie dans de nombreux groupes, dont notamment Sunset Rubdown. Difficile de ne pas tomber en admiration pour le bougre, tant la qualité est constamment au rendez-vous.
Krug nous initie à son deuxième opus de son groupe Sunset Rubdown : Random Spirit Lover. Initiation, le mot est bien choisi (non, c'est faux, je ne tombe pas dans la mégalomanie). Car dès la première chanson, "Mending of the Gown", il nous emprisonne dans un univers effrayant. Dès les premiers accords un tantinet saturés, on se sent happé dans ce monde où l'on est à fleur de peau, où l'on a peur, où l'on est noyé dans une tempête de sentiments. Un beau bordel à dire vrai. La chanson s'impose à nos oreilles comme une coursé épique et haletante, on se demande comment Krug arrive à supporter cette cadence de chant sans nous clamser d'une asphyxie. Et puis après survient le calme, avec la chanson épurée au maximum une bonne partie de sa durée "Magic Vs Midas". Un calme presque aussi captivant que le chaos qui l'a précédé. On se sait au beau milieu d'un calme instable. On sent que cela ne va pas durer, comme dans une attraction de fête foraine où l'engin se calme pour mieux vous secouer après. Et la suite vous secoue, vous captive. Vous êtes pris bien malgré vous dans cette houle répétitive alternant le calme et le frénétique. Pourtant, même si vous commencez à comprendre la ritournelle vous vous faites quand même surprendre. Car on a tendance à penser que Spencer Krug, avec son son lo-fi utilisant une guitare saturée et un synthé de prof de musique de collège, ne pourra pas vous livrer des moments de grâce, des variations mélodiques de toute beauté. Et pourtant, si. C'est ça la beauté de Sunset Rubdown, ce paradoxe entre la qualité des instruments et celles des mélodies. L'album foisonne d'idées formidables, complexes à saisir, de moments de bravoure même. Spencer Krug s'est fait fort de maîtriser parfaitement tout ce qu'il détient, sa voix pour commencer, qui nous trace la voie (haha) tout le long de l'album. Car cette voix peut nous mettre de suite dans de bonnes conditions, s'adaptant parfaitement aux temps sereins comme aux temps crépusculaires, ou affolés.
Arrivé à "Stallion", on reprend conscience, et on se rend compte de toutes ces pistes qui ont défilé sans que l'on s'en rende compte, tant ce beau bordel s'est trouvé une cohérence, tout parvient à s'enchaîner sans que l'on décèle le changement de piste. Stallion c'est le moment où l'on reprend son souffle car il s'agit de la chanson est plus calme, et plus longue. Le groupe nous permet de nous rendre compte qu'on vient d'écouter quelque chose de merveilleux, et qu'il en reste encore. Trop peu, oui. Mais on s'en fout car aussitôt fini on remettra le disque en lecture. Demain aussi, et les jours d'après.
Krug nous initie à son deuxième opus de son groupe Sunset Rubdown : Random Spirit Lover. Initiation, le mot est bien choisi (non, c'est faux, je ne tombe pas dans la mégalomanie). Car dès la première chanson, "Mending of the Gown", il nous emprisonne dans un univers effrayant. Dès les premiers accords un tantinet saturés, on se sent happé dans ce monde où l'on est à fleur de peau, où l'on a peur, où l'on est noyé dans une tempête de sentiments. Un beau bordel à dire vrai. La chanson s'impose à nos oreilles comme une coursé épique et haletante, on se demande comment Krug arrive à supporter cette cadence de chant sans nous clamser d'une asphyxie. Et puis après survient le calme, avec la chanson épurée au maximum une bonne partie de sa durée "Magic Vs Midas". Un calme presque aussi captivant que le chaos qui l'a précédé. On se sait au beau milieu d'un calme instable. On sent que cela ne va pas durer, comme dans une attraction de fête foraine où l'engin se calme pour mieux vous secouer après. Et la suite vous secoue, vous captive. Vous êtes pris bien malgré vous dans cette houle répétitive alternant le calme et le frénétique. Pourtant, même si vous commencez à comprendre la ritournelle vous vous faites quand même surprendre. Car on a tendance à penser que Spencer Krug, avec son son lo-fi utilisant une guitare saturée et un synthé de prof de musique de collège, ne pourra pas vous livrer des moments de grâce, des variations mélodiques de toute beauté. Et pourtant, si. C'est ça la beauté de Sunset Rubdown, ce paradoxe entre la qualité des instruments et celles des mélodies. L'album foisonne d'idées formidables, complexes à saisir, de moments de bravoure même. Spencer Krug s'est fait fort de maîtriser parfaitement tout ce qu'il détient, sa voix pour commencer, qui nous trace la voie (haha) tout le long de l'album. Car cette voix peut nous mettre de suite dans de bonnes conditions, s'adaptant parfaitement aux temps sereins comme aux temps crépusculaires, ou affolés.
Arrivé à "Stallion", on reprend conscience, et on se rend compte de toutes ces pistes qui ont défilé sans que l'on s'en rende compte, tant ce beau bordel s'est trouvé une cohérence, tout parvient à s'enchaîner sans que l'on décèle le changement de piste. Stallion c'est le moment où l'on reprend son souffle car il s'agit de la chanson est plus calme, et plus longue. Le groupe nous permet de nous rendre compte qu'on vient d'écouter quelque chose de merveilleux, et qu'il en reste encore. Trop peu, oui. Mais on s'en fout car aussitôt fini on remettra le disque en lecture. Demain aussi, et les jours d'après.