Chronique de Eddie (Xsilence)
Posté le 23/11/2008
Nuit mélancolique, brumeuse. Solitaire va de soit. Elle se laisse découvrir lentement. Surmonter ses angoisses, la peur du noir. Lumineuse donc aveuglante dans la nuit. Pérégrination solitaire, marche consciente à travers zone industrielle en friche perdue dans ses pensées. Fantomatique ? Plutôt "fantomatisante". Flotter sur la Tamise porté par des nappes de clavier. Ambiance glauque. Champs de ruines urbains promis à rénovation stérile et anonyme. Terrain de jeu d'une jeunesse étouffée, oubliant son malaise dans l'urbanité violente d'une époque révolue. Graffes, Hip-hop et finalement electro. Musique avant tout.
Jeunesse désemparée qui s'empare du nocturne pour l'oubli, oublier les autres. Les autres : enfermés chez eux à double tour. Avec eux : discrimination, normalisation, aliénation. Détruire les barrières imposées que le soleil reconstruira dans notre dos pendant le repos. Combat infini. Jusqu'à ce que l'on passe de l'autre coté, le cerveau grillé à coup de "j'ai passé l'âge" regardant d'un œil amusé, nostalgique et sévère les "petits nouveaux" reprenant le flambeaux. Après nous, le déluge.
Réflexion ou oubli de soi exigent l'obscurité, le calme. L'anonymat comme garantie de son individualité. Suppression des pressions sociales. Liberté, égalité à l'abris des regards réprobateurs de ceux passés par là ayant oublié trop vite leur 20 ans. Pas de travail empêchant l'appropriation de l'espace par la marge. Marginalité émoussée au point de se laisser canaliser dans le Diktat de la réussite sociale et financière niant toute créativité.
Réalité alternée offrant différents points de vue permettant une reprise de contact avec nos pensées. Mesurant le chemin parcouru, tant d'efforts pour rentrer dans le moule de la normalité. L'alcool aidant à avaler la pilule.
Réveillons nous, la musique se termine, la nuit prend fin, la vie en vain en attendant la nuit. Enfin.
Jeunesse désemparée qui s'empare du nocturne pour l'oubli, oublier les autres. Les autres : enfermés chez eux à double tour. Avec eux : discrimination, normalisation, aliénation. Détruire les barrières imposées que le soleil reconstruira dans notre dos pendant le repos. Combat infini. Jusqu'à ce que l'on passe de l'autre coté, le cerveau grillé à coup de "j'ai passé l'âge" regardant d'un œil amusé, nostalgique et sévère les "petits nouveaux" reprenant le flambeaux. Après nous, le déluge.
Réflexion ou oubli de soi exigent l'obscurité, le calme. L'anonymat comme garantie de son individualité. Suppression des pressions sociales. Liberté, égalité à l'abris des regards réprobateurs de ceux passés par là ayant oublié trop vite leur 20 ans. Pas de travail empêchant l'appropriation de l'espace par la marge. Marginalité émoussée au point de se laisser canaliser dans le Diktat de la réussite sociale et financière niant toute créativité.
Réalité alternée offrant différents points de vue permettant une reprise de contact avec nos pensées. Mesurant le chemin parcouru, tant d'efforts pour rentrer dans le moule de la normalité. L'alcool aidant à avaler la pilule.
Réveillons nous, la musique se termine, la nuit prend fin, la vie en vain en attendant la nuit. Enfin.