Chronique de Lulum (Xsilence)
Posté le 05/01/2014
Ha, la hype anglaise. A croire qu'une motrice tournait en permanence depuis le début des années 2000, dans les sous-sols d'un bar londonien, produisant à la chaîne des clones à la permanente impeccable et aux blousons soigneusement repassés. Depuis l'initiation du mouvement par les Libertines, on pourrait en citer des dizaines qui connurent leur heure (minute ?) de gloire, le temps d'un proto-tube affreusement conventionnel avant de passer leur chemin, merci-bonsoir-pour-mon-cachet-je-vois-à-la-réception-?.
Les mauvaises langues diront que The Pigeon Detectives furent de ceux-là. Dans l'attitude, indubitablement. Et fort est d'avouer que cela peut rebuter au premier abord. Mais qu'on ne s'y trompe pas, car ces gamins là se prétendant à leur tour uniques en leur genre avaient bien quelque chose. A commencer par le titre d'ouverture, single putassier s'il n'en est, taillé à coup de guitares speedés et de braillements d'amant déchu (oui, encore), qui évoque pourtant dès lors beaucoup plus qu'un énième produit sans saveur typique de l'époque. On retrouve -ô miracle-, dans une mesure certes relative, cette savoureuse nostalgie Outre-Manche. "Caught In Your Trap" et "Can't Control Myself" feront parti de ces moments rondement menés, instants pop-rock un peu maladroits mais non moins sincères, évoquant ces menus présents tout dégueulasses reçus le soir de Noël, dotés de cette irrésistible et fragile bagage sentimental et qu'on ne peut se résoudre à délaisser. On passe aisément du plus sympathique ("I'm Not Sorry", "You Better Not Look My Way") au limite dispensable ("Don't Know How To Say Goodbye", "Take Her Back") mais sans réel accroc.
Loin de se vautrer dans une hypothétique démonstration de force, les cinq comparses se contente donc de nous servir un album cohérent, sans prétention apparente, et ce malgré les propos rapportés ci-dessus. Après tout, des gosses anglais qui se mesuraient dès leur premier album aux Beatles, c'est déjà arrivé auparavant, et ça n'était pas si mauvais, wasn't it ?
Les mauvaises langues diront que The Pigeon Detectives furent de ceux-là. Dans l'attitude, indubitablement. Et fort est d'avouer que cela peut rebuter au premier abord. Mais qu'on ne s'y trompe pas, car ces gamins là se prétendant à leur tour uniques en leur genre avaient bien quelque chose. A commencer par le titre d'ouverture, single putassier s'il n'en est, taillé à coup de guitares speedés et de braillements d'amant déchu (oui, encore), qui évoque pourtant dès lors beaucoup plus qu'un énième produit sans saveur typique de l'époque. On retrouve -ô miracle-, dans une mesure certes relative, cette savoureuse nostalgie Outre-Manche. "Caught In Your Trap" et "Can't Control Myself" feront parti de ces moments rondement menés, instants pop-rock un peu maladroits mais non moins sincères, évoquant ces menus présents tout dégueulasses reçus le soir de Noël, dotés de cette irrésistible et fragile bagage sentimental et qu'on ne peut se résoudre à délaisser. On passe aisément du plus sympathique ("I'm Not Sorry", "You Better Not Look My Way") au limite dispensable ("Don't Know How To Say Goodbye", "Take Her Back") mais sans réel accroc.
Loin de se vautrer dans une hypothétique démonstration de force, les cinq comparses se contente donc de nous servir un album cohérent, sans prétention apparente, et ce malgré les propos rapportés ci-dessus. Après tout, des gosses anglais qui se mesuraient dès leur premier album aux Beatles, c'est déjà arrivé auparavant, et ça n'était pas si mauvais, wasn't it ?