Mobile Safari

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The Pastels

18 / 20 1995 Domino Album / CD  Vinyle

Chronique de Lolipop (Xsilence) 18 / 20

Posté le 10/04/2008
The Pastels est définitivement un des groupes des plus attachant qui soit.
Leur musique infiniment cool et juvénile, remporte instantanément tous les suffrages et éclairerait immédiatement la journée de n'importe quel individu bas du front. Difficile de ne pas devenir accro lorsqu'on a commencé à goûter à cette pop joviale et vive d'esprit. Ce groupe n'a jamais établi de plan de carrière, c'est sans doute cela qui leur a permis de rester aussi fringant.
En 1995, les Pastels ont quand même pas mal bourlingué depuis 1981, par là, où l'on avait commencé à croiser leur route. Des albums au compte-goutte, à chaque fois objet d'adoration, avaient permis d'ancrer ce groupe dans le must des références indie (si,si demandez à ceux qui savent...).
Le line up se résumant désormais à un trio (on notera d'ailleurs la grande ouverture d'esprit de Stephen Pastel, 1 homme pour 2 femmes, c'est assez rare pour être souligné), c'est tour à tour que l'on se passe le micro pour donner de la voix. Un chant mal assuré, mais assumé de Katrina Mitchell (ancienne fan, décidément l'ouverture d'esprit est très large ici !) et Aggi Wright membre historique quant à elle, fidèle de la première heure, contrebalancé par le timbre toujours aussi embrumé de Stephen. Avec Mobile Safari, on ne déroge pas à la règle, difficile de trouver quelque chose à redire d'ailleurs !
Le charme opère immédiatement dès les premières notes de "Exploration Team". Atmosphère calfeutrée, les Pastels c'est un peu le groupe qui pourrait jouer dans votre chambre. Cette apparente proximité, qui se dégage de cette formation vient probablement du fait qu'aucun des membres ne fait de la musique en professionnel. The Pastels a su rester au fil du temps une récréation, un espace de liberté pour chacun.
Flirtant avec l'amateurisme, sans pour autant se payer notre tête !
Comme le démontrent s'il fallait encore prouver quoi que se soit, les hallucinantes compositions de cet album. On a bien du mal à comprendre pourquoi des titres comme "Flightpaths to Each Other" ou l'excellent "Worlds of Possibility" ne sont pas devenus des hits.
Ils l'auraient été probablement, dans un monde parfait où tout le monde eut été doté d'une paire d'oreilles !
Mais ça c'est toute l'histoire de ce groupe.
Parce qu'en définitive ça nous arrange bien ce côté clandestin de l'indie pop, que l'on garde comme un secret.
Difficiles sont les belles choses...

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