Chronique de Joey- (Xsilence)
Posté le 18/05/2010
Etonnant de constater que ces jeunes loups de Los Angeles n'ont jamais défrayé la chronique et ce malgré leur glamour mâtiné d'arrogance, leur penchant évident pour le côté obscur de la force et une réputation peu flatteuse: mauvaise presse, succès mitigé, concerts souvent catastrophiques, départ d'un membre fondateur (parti faire sa star chez Nine Inch Nails)... une vraie bande de têtes à claques, en somme.
Il faut pourtant rendre justice à ce Black Lives At The Golden Coast, leur dernier né. Cet album va sans doute en irriter plus d'un, car loin de tomber dans la facilité le groupe noie ses morceaux dans la dissonance et se refuse à révéler des lignes mélodiques claires, cultivant plutôt un certain mystère... les amateurs de rock net et sans bavures ne s'y retrouveront pas. L'approche des Icarus Line ne manque cependant pas de finesse: les textures sont très soignées et les gros riffs sont entièrement évités. Leur son est planant ("Victory Gardens"), puissant ("Sick Bitch"), délicieusement décadent ("Gets Paid"), et le tout est fort bien produit (Dave Sardy aux manettes, entre autres). Bel effort, donc, bien que parfois un peu laborieux et brouillon. On sent que le groupe peut encore progresser... et c'est tout le mal qu'on leur souhaite.
Il faut pourtant rendre justice à ce Black Lives At The Golden Coast, leur dernier né. Cet album va sans doute en irriter plus d'un, car loin de tomber dans la facilité le groupe noie ses morceaux dans la dissonance et se refuse à révéler des lignes mélodiques claires, cultivant plutôt un certain mystère... les amateurs de rock net et sans bavures ne s'y retrouveront pas. L'approche des Icarus Line ne manque cependant pas de finesse: les textures sont très soignées et les gros riffs sont entièrement évités. Leur son est planant ("Victory Gardens"), puissant ("Sick Bitch"), délicieusement décadent ("Gets Paid"), et le tout est fort bien produit (Dave Sardy aux manettes, entre autres). Bel effort, donc, bien que parfois un peu laborieux et brouillon. On sent que le groupe peut encore progresser... et c'est tout le mal qu'on leur souhaite.