Chronique de Jumbo (Xsilence)
Posté le 14/03/2009
"Bâtiments neufs qui s'effondrent", voilà ce qu'est Einstürzende Neubauten. Un groupe au nom aussi imprononçable en apparence que jouissif à psalmodier quand on l'a maîtrisé.
Kollaps, identique à l'anglais "collapse" (s'effondrer), en est le premier opus véritable, après un Stahlmusik beaucoup plus axé dark ambient, (uniquement paru sur cassette en 1980).
Anti mélodique au possible, la musique d'Einstü... est faite de bruits épars, métalliques, dissonants et agressifs, qui peuvent conduire à une mauvaise interprétation du terme de musique industrielle (qui ne se définit pas - ou pas uniquement - par un son rappelant le monde industriel, celui des usines et des machines).
Cette pagaille cacophonique acquiert pourtant un aspect tribal, presque exotique, devenant la musique traditionnelle d'une civilisation qui serait née des cendres de la nôtre, de son effondrement...
Entre un "U-Haft Muzak" lugubre aux pulsations couvertes du grésillement d'une radio mal réglée et un "Jet'M" reprenant la mélodie du "Je t'aime... moi non plus" de Serge Gainsbourg, Kollaps nous ouvre la porte d'un royaume entièrement fait de métal, où les gens crient, arborent des sourires carnassiers et entrent en transe au rythme de percussions lancinantes, à l'image du titre éponyme, sommet hypnotique de l'album.
Kollaps, identique à l'anglais "collapse" (s'effondrer), en est le premier opus véritable, après un Stahlmusik beaucoup plus axé dark ambient, (uniquement paru sur cassette en 1980).
Anti mélodique au possible, la musique d'Einstü... est faite de bruits épars, métalliques, dissonants et agressifs, qui peuvent conduire à une mauvaise interprétation du terme de musique industrielle (qui ne se définit pas - ou pas uniquement - par un son rappelant le monde industriel, celui des usines et des machines).
Cette pagaille cacophonique acquiert pourtant un aspect tribal, presque exotique, devenant la musique traditionnelle d'une civilisation qui serait née des cendres de la nôtre, de son effondrement...
Entre un "U-Haft Muzak" lugubre aux pulsations couvertes du grésillement d'une radio mal réglée et un "Jet'M" reprenant la mélodie du "Je t'aime... moi non plus" de Serge Gainsbourg, Kollaps nous ouvre la porte d'un royaume entièrement fait de métal, où les gens crient, arborent des sourires carnassiers et entrent en transe au rythme de percussions lancinantes, à l'image du titre éponyme, sommet hypnotique de l'album.