Chronique de Gaylord (Xsilence)
Posté le 07/04/2008
Disons le d'emblée : cette compilation de Felt, groupe culte des 80's, vaut l'achat ne serait-ce que pour le morceau "Penelope Tree". C'est la pop song parfaite : mélodie brillante, chant envoûtant, chœur féminin légèrement arabisant venant apporter un contrepoint parfait à donner des frissons dans le dos, guitare fluide et limpide, soutenue par de délicats arpèges acoustiques, basse triste, batterie économique, jusqu'aux paroles qui sont une merveille d'ode mélancolique à la solitude qu'un Morrissey n'aurait pas renié ("I was lonely until I found the reason/the reason was/me..."). Pas étonnant alors que ces dernières dissimulent à la fois le titre de cette compilation, qui prend alors tout son sens ("Gold mine trash") ainsi que le titre d'un autre morceau ("That sunlight bathed the golden glow"), qui d'ailleurs se trouve sur le même opus. Si on ajoute que "Penelope Tree" n'est disponible sur aucun album, alors l'achat de Gold Mine Trash s'impose comme une évidence.
De manière plus générale, Felt, c'est d'abord Lawrence Hayward, doux rêveur romantique et timide. Ses compositions et son son sont marqués par la clarté. De délicates pièces ciselées de main de maître par des orfèvres. Le tout enregistré entre 1980 et 1985... et produit par Robin Guthrie (guitariste et compositeur de Cocteau Twins), John Rivers (Dead Can Dance, Love And Rockets) et John Leckie (Simple Minds, The Fall). Des pointures du post-punk ! Les années Cherry Red du combo, label qui décidément n'est pas avare de trésors cachés des premières 80's.
Le chant, mi-chanté mi-parlé, sans doute hérité de Tom Verlaine, est cousin de celui de Lloyd Cole. Les guitares sont lumineuses, cristallines et agiles, évoquant presque un Johnny Marr avant l'heure (en moins rapide, inventif et virtuose). La basse remplit son rôle. La batterie est minimaliste, la plupart du temps sans cymbales, mais sonne un peu trop comme des couvercles de poubelle. On aime ou on n'aime pas...
Mis à part le sublime "Penelope Tree", selon moi de loin le meilleur morceau du groupe, retenons "Primitive Painters", où Liz Fraser, compagne à la ville et à la scène de Robin Guthrie, vient prêter main forte au groupe de sa voix incomparable.
Un recueil de saynètes de l'acabit de "Penelope Tree" aurait fait de ce Gold Mine Trash un incontournable. C'est peut-être à cela que l'on jauge de la différence entre le talent et le génie...
Cette compilation n'en reste pas moins une belle invitation à découvrir l'univers des méconnus Felt, même si on aurait souhaité un peu plus de matière que ces 10 morceaux, pâture un peu maigrelette...
De manière plus générale, Felt, c'est d'abord Lawrence Hayward, doux rêveur romantique et timide. Ses compositions et son son sont marqués par la clarté. De délicates pièces ciselées de main de maître par des orfèvres. Le tout enregistré entre 1980 et 1985... et produit par Robin Guthrie (guitariste et compositeur de Cocteau Twins), John Rivers (Dead Can Dance, Love And Rockets) et John Leckie (Simple Minds, The Fall). Des pointures du post-punk ! Les années Cherry Red du combo, label qui décidément n'est pas avare de trésors cachés des premières 80's.
Le chant, mi-chanté mi-parlé, sans doute hérité de Tom Verlaine, est cousin de celui de Lloyd Cole. Les guitares sont lumineuses, cristallines et agiles, évoquant presque un Johnny Marr avant l'heure (en moins rapide, inventif et virtuose). La basse remplit son rôle. La batterie est minimaliste, la plupart du temps sans cymbales, mais sonne un peu trop comme des couvercles de poubelle. On aime ou on n'aime pas...
Mis à part le sublime "Penelope Tree", selon moi de loin le meilleur morceau du groupe, retenons "Primitive Painters", où Liz Fraser, compagne à la ville et à la scène de Robin Guthrie, vient prêter main forte au groupe de sa voix incomparable.
Un recueil de saynètes de l'acabit de "Penelope Tree" aurait fait de ce Gold Mine Trash un incontournable. C'est peut-être à cela que l'on jauge de la différence entre le talent et le génie...
Cette compilation n'en reste pas moins une belle invitation à découvrir l'univers des méconnus Felt, même si on aurait souhaité un peu plus de matière que ces 10 morceaux, pâture un peu maigrelette...