Chronique de Pascha (Xsilence)
Posté le 10/01/2009
L'année 1997 aura donc été marquée médiatiquement par une certaine attente et la venue de The Fat Of The Land. On devait s'attendre à une bonne grosse claque de la hype désignée au vu et entendu des singles "Firestater" et "Breathe". Il est vrai qu'au niveau des looks, en plus, Keith Flint en Boso à deux crêtes et Maxime Reality en MC dreadlocké au regard pénétrant donnaient une idée alléchante d'un album qu'on annonçait excitant au possible. Ben merde! La surprise ne fut jamais à la hauteur de l'attente (malgré une efficacité de marteau-pilon), probablement à cause des deux singles précités apparus bien avant ce troisième album tendance technopunk. Voilà un ressentiment égal à la déception ressentie d'un film à gros budget dont on aurait vu les meilleurs passages dans les bandes annonces (comme souvent malheureusement dans le cinéma). "Smack My Bitch Up", sortit en troisième extrait avec un clip censuré et provoqua une pseudo indignation des saints Beastie Boys (potes du Dalaï Lama) à cause du titre outrancier, ce qui énerva à l'époque le cerveau central Liam Howlett. Trop de médiatisations avancées autour de The Fat Of The Land avait probablement provoqué une surestimation éloquente de l'album certes efficace par certains aspects avec des beats bourrins mais souvent lourds. De plus, le temps ne semble pas avoir arrangé l'oeuvre devenue en partie indigeste bien que, dans l'ensemble, on se surprend quelquefois à se faire plaisir sur les hits connus et les autres : le hip hop "Diesel Power", "Mindfields" et le pop corn "Climbatize", voire même sur la reprise d'un titre des L7, "Fuel My Fire", qui bourrine comme un dragster.