First And Last And Always : Remastered & Expanded

First And Last And Always : Remastered & Expanded

The Sisters Of Mercy

19 / 20 2006 Rhino Compilation d'inédits / CD

Chronique de Sytizen (Xsilence) 18 / 20

Posté le 22/11/2008
En tombant par hasard sur ce disque, je n'ai pas trop su à quoi m'attendre. On en parle comme "fondateur du son gothique" (beurk ? ).
Cependant depuis quelques temps ma chambre se teinte de rouge, mes hauts parleurs saignent et ma chaîne pleure à l'écoute de ce First and Last and Always. Injustement méconnu, cet album central de Sisters of Mercy est un pur joyau. Une ambiance inquiétante, tantôt évanescente tantôt à couper au couteau, qui rappelle parfois la New Wave (Siouxsie & the Banshees, ...) ; elle sert de matériau de base. Sur celle-ci se posent des compositions sombres mais entraînantes, souvent magnifiquement chantées ("Marian").
On pénètre avec bonheur dans cet atmosphère brumeuse, on se laisse sans cesse conquérir par des mélodies plus marquantes les unes que les autres, comme la géniale "Amphetamine Logic". Sur le final "Some Kind Of Stranger" on arrive à une satisfaction complète de l'oreille, pur bonheur pour les parties insondables de nos âmes.
Difficile ensuite de repartir sur les EPs/inédits rajoutés en complément, alors qu'on ne voudrait que le silence après l'album original. Mais la qualité de "On The Wire" et "Bury Me Deep" est telle qu'on ne peut qu'acclamer cette réédition.
Puis stupeur, le morceau "Long Train", beaucoup trop long et répétitif, sorte de démonstration du pire de l'électro des années 80 ; dommage.
Mais on finit sur la démo de "Some Kind Of Stranger" : si on avait adoré l'original, là on est littéralement hypnotisé : le désespoir des cris répétés d' Eldritch et ce solo de Marx qui arrive en contrechant... C'est plus de 8 minutes mais pas une seconde de trop, il m'arrive de la ré-écouter 3 ou 4 fois sans pouvoir passer à autre chose, tout simplement un déchirement à chaque écoute.
Un album d'une rare qualité, un point important de la musique des années 80.

Retour à l'accueil