Chronique de Palikao (Xsilence)
Posté le 23/11/2010
Il y a énormément à dire sur Discharge et cet album. Pour ce qui me concerne, il m'accompagne depuis maintenant près de trente ans.
J'ai encore aujourd'hui du mal à m'expliquer cet engouement parce que tout d'abord ça vient du fond des tripes, un genre de grondement infernal, puissant et destructeur servit par des riffs implacables et une batterie qui roule à une vitesse de dingue. A l'époque, l'esprit 77 était déjà bien enterré et les groupes comme Exploited avaient montré la voie d'une musique plus radicale.
Discharge, de son coté, avait muri un esprit et un message. Le groupe entrait en résistance contre le gouvernement Tatcher, contre les grandes industries, contre le nucléaire et contre la guerre.
Discharge, ce n'est pas une histoire de grognements ou de paroles satanistes, c'est un chant crié, mais pas sans raison. C'est un cri justifié par le discours, tout comme la musique et les différents artwork des pochettes.
C'est sans concession, sans couleur, que du noir et blanc.
Surtout, le discours de l'album reste cruellement d'actualité, les thèmes sont toujours valables. Depuis cet album il y a eu les deux guerres du golf, la chute du mur de Berlin et l'effondrement du pacte de Varsovie, la guerre en ex-Yougoslavie, en Tchétchénie et l'Afghanistan...Et toujours autant de victimes innocentes.
Dans cet album, Discharge questionne, Q: And Children ? et apporte la réponse A: And Children.
Le groupe dénonce le cauchemard qui continue ("The Nightmare Continues") et invite à résister ("Protest And Survive", "I Won't Subscribe"...).
Pour ce qui est de la musique, un seul constat, c'est carré, brutal et cohérent. Pas de fausse note, pas de dérapage. le son de cet album, ça pourrait être une gigantesque escadrille de bombardiers, tout à la fois rapide, énorme et inquiétant.
Malheureusement, cet album sera également le dernier vrai chef d'œuvre du groupe qui succombera à l'appel du métal et au chant plus aigu. N'empêche ! Cet album, Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing n'a pas prit une ride, J'ai souvent eu l'habitude, quand on me demandait quel était le titre qui me semblait le plus violent, le morceau ultime, de répondre "Never Again", qui se trouve sur l'édition remasterisée. Je vous laisse juger par vous-même.
Méfiez-vous quand même, si vous tombez dedans, vous risquez de ne plus jamais en sortir...
J'ai encore aujourd'hui du mal à m'expliquer cet engouement parce que tout d'abord ça vient du fond des tripes, un genre de grondement infernal, puissant et destructeur servit par des riffs implacables et une batterie qui roule à une vitesse de dingue. A l'époque, l'esprit 77 était déjà bien enterré et les groupes comme Exploited avaient montré la voie d'une musique plus radicale.
Discharge, de son coté, avait muri un esprit et un message. Le groupe entrait en résistance contre le gouvernement Tatcher, contre les grandes industries, contre le nucléaire et contre la guerre.
Discharge, ce n'est pas une histoire de grognements ou de paroles satanistes, c'est un chant crié, mais pas sans raison. C'est un cri justifié par le discours, tout comme la musique et les différents artwork des pochettes.
C'est sans concession, sans couleur, que du noir et blanc.
Surtout, le discours de l'album reste cruellement d'actualité, les thèmes sont toujours valables. Depuis cet album il y a eu les deux guerres du golf, la chute du mur de Berlin et l'effondrement du pacte de Varsovie, la guerre en ex-Yougoslavie, en Tchétchénie et l'Afghanistan...Et toujours autant de victimes innocentes.
Dans cet album, Discharge questionne, Q: And Children ? et apporte la réponse A: And Children.
Le groupe dénonce le cauchemard qui continue ("The Nightmare Continues") et invite à résister ("Protest And Survive", "I Won't Subscribe"...).
Pour ce qui est de la musique, un seul constat, c'est carré, brutal et cohérent. Pas de fausse note, pas de dérapage. le son de cet album, ça pourrait être une gigantesque escadrille de bombardiers, tout à la fois rapide, énorme et inquiétant.
Malheureusement, cet album sera également le dernier vrai chef d'œuvre du groupe qui succombera à l'appel du métal et au chant plus aigu. N'empêche ! Cet album, Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing n'a pas prit une ride, J'ai souvent eu l'habitude, quand on me demandait quel était le titre qui me semblait le plus violent, le morceau ultime, de répondre "Never Again", qui se trouve sur l'édition remasterisée. Je vous laisse juger par vous-même.
Méfiez-vous quand même, si vous tombez dedans, vous risquez de ne plus jamais en sortir...