Live At The Zenith

Live At The Zenith

Archive

14 / 20 2007 Warner Live / CD

Chronique de Simonesal (Xsilence) 14 / 20

Posté le 28/05/2007
Tout juste un an après la sortie de Lights, Archive revient avec un Live, enregistré au Zénith de Paris en janvier 2007. Au premier abord, on se réjouit que le groupe ne retente pas l'expérience de Unplugged, complètement raté, et que ce live ne laisse pas de côté ce qui fait la force du groupe, à savoir justement le côté ‘plugged', des arrangements puissants et des sonorités optimisées, mais certainement pas des mélodies efficaces par elles-mêmes. On va même jusqu'à espérer que le groupe, ici sur la fin de sa tournée, pousse un peu plus loin les concepts des chansons, qu'ils tentent des trucs un peu moins consensuels, qu'ils se lâchent un peu, en somme.

Au lieu de ça, on est très déçu de constater que si on enlève les quelques cris du public, on croirait entendre les versions présentes sur les albums. C'est strictement la même chose, et on ne se rend même pas compte que Graig Walker n'est plus là. A partir de là il n'y a plus grand chose à dire. En gros on a affaire à un best of du groupe avec un son un peu moins bon et quelques applaudissements. Ce disque est profondément inutile, mais il contient le meilleur du groupe hors Londinium, leur premier album, qui est un cas à part. D'ailleurs, je dois dire que si j'avais du composer un best of du groupe j'aurais choisi exactement ce qu'il y a sur ce live à deux ou trois chansons près.

On pourrait résumer ça en disant que ce live est une vraie arnaque tout en étant intrinsèquement bon.

Chronique de Jeff (Goûte Mes Disques) 16 / 20

Posté le 11/06/2007

Bien souvent, lorsqu'arrive le moment d’enregistrer un album live, un groupe aime revenir sur ses terres pour y mettre en boîte ladite galette. Mais les Anglais d’Archive étant de parfaits inconnus dans leur pays d’origine (deux concerts à peine en 2007!), c’est pour leur patrie d’adoption – la France et son Zénith de Paris – qu’ils ont dû opter. Il faut dire que la France - avec la Belgique, l’Italie ou la Grèce – compte parmi les rares pays qui ont adhéré au mélange enivrant de trip-hop, de rock progressif et d’électro concocté par le duo Darius Keeler / Daniel Griffiths.

Comme on s’y attendait, le disque est une très bonne synthèse de la dernière tournée du groupe au cours de laquelle il a défendu le très bon Lights. Ce disque, qui marquait un retour aux sources pour Archive, était également celui du renouveau. Après le départ inattendu de Craig Walker, le groupe (ou plutôt le collectif) avait été contraint de se reconstruire pour aborder dans la sérénité l’écriture de Lights et la tournée qui allait suivre. Exit donc Craig Walker et bonjour à la revenante Maria Q, au jeune Pollard Berrier et au maigrichon David Penney. Heureusement, tous ces chamboulements n'ont pas empêché le groupe de trouver le juste équilibre non seulement en studio, mais également sur scène où il a rarement déçu.

En véritables orfèvres du son, Darius Keeler et Daniel Grifith, entourés d’excellents musiciens, parviennent à donner aux morceaux d’Archive toute la puissance et la grâce qu’ils développaient déjà sur disque. « Lights », morceau d’ouverture du concert et pièce angulaire de l’album du même nom, plante directement le décor: légèrement raboté par rapport à sa version originale (15 minutes quand même), il n’en reste pas moins monumental avec sa montée en puissance hypnotique qui plonge l’auditeur dans cet univers noir et vaporeux si cher à Archive. Le groupe remettra d’ailleurs le couvert en fin de prestation avec le majestueux « Again » et son quart d’heure de beauté fulgurante. Entre ces deux jalons, le groupe passe en revue sa discographie et opère une sélection du meilleur goût. Tous les albums du groupe – à l’exception du pourtant très bon Londinium - y sont représentés, sans qu’on y voie un ordre de préférence. Le groupe a même inclus dans sa sélection « Bridge Scene », le seul titre honnête de la bande originale du nanard Michel Vaillant. C’est donc dans des versions légèrement modifiées (et parfois supérieures aux originales) que l’on entend un Archive au sommet de sa forme.

On regrettera l’absence de titres comme « Take My Head », « Numb » ou « System » sur un Live at the Zenith qui aurait peut-être mérité d’être accompagné d’un second disque qui aurait davantage reflété les prestations fleuves qu’affectionne le groupe, mais de manière générale, nous ne bouderons pas notre plaisir devant ce disque indispensable pour tout fan d’Archive qui se respecte.


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