Chronique de JoHn DoriAne (Xsilence)
Posté le 23/07/2008
Bon alors évidemment, il y a des phrases types. Evidemment. Des trucs incontournables du genre "je me mets dans le noir, je m'allonge sur mon lit avec un bon casque et quand j'appuie sur Play (le "quand j'appuie sur Play" est très important) je ferme les yeux et là j'ai la gaule" pour Explosions In The Sky, ou "je me souviens quand est sorti cet album, c'était juste avant que je me fasse tatouer "Gothic Forever" sur la fesse gauche, on n'a pas fait mieux depuis et tout le monde pompe dessus" pour Siouxsie & The Banshees. Je crois bien que pour The Fall c'est : "le groupe qu'on déteste adorer". Intro consensuelle : OK.
A vrai dire, difficile de faire original en parlant de The Fall. Bien sûr on pourrait chroniquer un de leurs albums sans l'avoir écouté, trouver quelques métaphores filées efficaces et drolatiques permettant sans en avoir l'air de ne pas parler de musique tout en restant crédible. Mais force est de constater qu'au niveau musique, tout à déjà été dit. Musique brillante d'un brillant salopard. Prolifique carrière toujours en cours, line-up renouvelé plus souvent que le titre de séjour d'un immigré Marocain, forte tendance à la connerie d'un leader en décomposition depuis sa naissance... On pourrait en faire des tartines. Mais bon sang ce qu'on l'aime le monde merveilleux et effrayant de La Foll de Mark E. Smith. Le groupe touche ici au sublime, 16 remue-popotins en puissance à l'efficacité presque discourtoise, fortement addictif. Guitares rouillées, cris glaireux d'ivrogne mal réveillé et basses épanouies mis à l'honneur, on vous épargnera le cliché du "idéal par tous les temps, dans la voiture, en bossant ou en faisant l'amour (ce dernier étant d'ailleurs fortement déconseillé, tout comme pendant les 80 ans à mémé ou en berceuse de votre dernier rejeton à peine sorti de l'œuf)". Les adorateurs du Dieu Roquenerole qui se gratte les couilles et sent la sueur auront par contre trouvé leur graal, leur Atlantide, ou, comme dans d'autres cultures aujourd'hui éteintes, leur canard.
Comme dirait la pub, "Mark E. Smith, il est pas frais, mais c'est pas grave". Enfin, c'est un truc comme ça...
A vrai dire, difficile de faire original en parlant de The Fall. Bien sûr on pourrait chroniquer un de leurs albums sans l'avoir écouté, trouver quelques métaphores filées efficaces et drolatiques permettant sans en avoir l'air de ne pas parler de musique tout en restant crédible. Mais force est de constater qu'au niveau musique, tout à déjà été dit. Musique brillante d'un brillant salopard. Prolifique carrière toujours en cours, line-up renouvelé plus souvent que le titre de séjour d'un immigré Marocain, forte tendance à la connerie d'un leader en décomposition depuis sa naissance... On pourrait en faire des tartines. Mais bon sang ce qu'on l'aime le monde merveilleux et effrayant de La Foll de Mark E. Smith. Le groupe touche ici au sublime, 16 remue-popotins en puissance à l'efficacité presque discourtoise, fortement addictif. Guitares rouillées, cris glaireux d'ivrogne mal réveillé et basses épanouies mis à l'honneur, on vous épargnera le cliché du "idéal par tous les temps, dans la voiture, en bossant ou en faisant l'amour (ce dernier étant d'ailleurs fortement déconseillé, tout comme pendant les 80 ans à mémé ou en berceuse de votre dernier rejeton à peine sorti de l'œuf)". Les adorateurs du Dieu Roquenerole qui se gratte les couilles et sent la sueur auront par contre trouvé leur graal, leur Atlantide, ou, comme dans d'autres cultures aujourd'hui éteintes, leur canard.
Comme dirait la pub, "Mark E. Smith, il est pas frais, mais c'est pas grave". Enfin, c'est un truc comme ça...