Volta

Volta

Björk

15 / 20 2007 One Little Indian Album / CD

Chronique de SugarSG (Xsilence) 16 / 20

Posté le 25/03/2008
C'est avec Volta que Björk nous revient après un Medulla très expérimental et un BO du film de Mathew Barney, son mari. Ce nouvel opus est annoncé comme à un retour vers des mélodies et des arrangements plus pop. Medulla tentait une expérimentation sur une instrumentalisation uniquement basée sur des voix, ce qui à mon sens était très réussi. Mais cet album a laissé sur le bord de la route plus d'un inconditionnel de Björk, lui reprochant une expérimentation trop poussée. Faisant partie des gens qui apprécient les expérimentations, tant que celles-ci ne partent pas dans des horizons trop lointains et, détestant la musique pop, j'avoue que j'avais un peu peur à l'écoute de Volta.
Mais non, ce n'est pas encore avec cet album que je vais lâcher la musique de Björk, pour mon plus grand plaisir. En effet, dès les premières notes de "Earth Intruders", qui ouvre l'album, on assiste au retour des rythmiques dont seule Björk à le secret. Cette rythmique se fait grâce à une superposition de percussions et non de beats electros comme on peut souvent le voir chez Björk. Car pour moi, cet album est plus une nouvelle direction qu'un retour vers ses débuts pop. Chez l'islandaise les rythmiques sont très souvent soutenues par des beats electros, ce qui ne sera pas souvent le cas sur cet album. Björk travaillera beaucoup sur de vrais instruments dont le son ne sera que très peu déformé ou pas du tout. Cette ouverture de l'album est, de plus, une belle illustration de l'esprit général de l'album, et s'avère rassurante car c'est aussi le premier single radio, celui qui est censé décrire la trame de Volta. D'autres changements s'opèrent également dans Volta. Les paroles se font plus engagées, du moins plus explicites. Notamment dans "Declare Independance", qui est d'ailleurs la chanson la plus marquante de l'album à mon sens. En effet, dans cette chanson qui est très explicite de par son titre, Björk scande "Make your own flag" et "Earache your flag". Mais je n'en dirai pas plus sur cette chanson pour vous laisser les joies de la surprise. Avec son dernier opus, l'islandaise renoue avec ses mélodies vocales dont elle a le secret, écouter tout simplement le refrain de "Wunderlust" pour vous en convaincre.
Au final, cet album s'avère être un condensé de changements plus ou moins importants, comme les paroles, une instrumentation parfois world music, et des retours vers l'époque d'Homogenic sans jamais faire du revival. Que dire à part que Björk reste à mon sens la maîtresse de l'electropop et de la mélodie vocale dans ce genre. Et en plus avec une pochette comme ça on ne peut qu'acheter cet album !

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