The Bird Of Music

The Bird Of Music

Au Revoir Simone

14 / 20 2007 Moshi Moshi Album / CD

Chronique de Lolipop (Xsilence) 7 / 20

Posté le 15/09/2008
Parce qu'on en entend beaucoup (trop ?) parler un peu partout, et en dire beaucoup de bien dans les magazines de jeunes gens branchés, ou dans les radios de jeunes gens branchés (qui ne représentent finalement rien à part eux même), Au Revoir Simone se révélait donc être encore une de ces sensations de fin de semaine, dixit nos pauvres journaleux en mal de scoop, croyant faire la pluie et le beau temps en créant de toutes pièces un buzz réchauffé, soucieux de ne pas en perdre une miette...
Des noms fusaient ça et là. Les comparaisons coupables allaient déjà à toute berzingue. Voyez donc, Electrelane (pour les plus humbles), s'avançant même à les comparer à Stereolab pour les plus téméraires (y'en a qui doute vraiment de rien) ! Bref, n'y tenant plus, je m'en fus pleine d'espoir écouter ce disque qui promettait d'être à coup sûr fabuleux.
Résultat des courses. Une soupe tiède, servie pas des voix sous prozac de trois vierges effarouchées.
Sans oublier le petit orgue ‘new waveux' de circonstance (c'est ça qui doit probablement rappeler à nos comparateurs zélés, Stereolab... hahem) ! Petit orgue bienvenu cela dit qui ‘épice' un peu la soupe, parce que sinon on se ferait quand même chier grave !
Nos trois grâces, moue enfantine, nous servent un univers rose bon-bec à l'esthétique moite d'un Virgin Suicide allégé. Je ne suis généralement pas contre les voix sucrées mais là on frôle quand même le diabète de stade 2. Pas de truc malin derrière, pas ce truc mutin. C'est tellement premier degré. On aurait presque envie de leur foutre une torgnole!
Tout est donc à jeter ? Non car à bien y regarder il y a quand même deux ou trois choses à sauver de la casse.
Ce "Sad Song" bien vu, mou du genou, mais qui à l'aide de grosses couches de synthés néo-eighties (sacré synthé néo-eighties qui en aura décidément sauvé plus d'un) arrive à nous faire passer la pilule presque sans douleur.
Ou encore "A Violent Yet Flammable World" qui parvient à nous transporter un peu, (oh pas très loin, juste sur la rive d'en face...)

Le problème n'est pas que c'est fondamentalement mauvais, mais on sent bien qu'il n'y a rien de bien solide derrière les artifices synthétiques. C'est sympa pour les réveils en douceur et les petits déjeuners du matin dans sa cuisine Ikea, mais ça va pas plus loin.
Pour bobos et cabines d'essayage de chez H&M.

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