Chronique de Boys24 (Xsilence)
Posté le 30/03/2007
'Jukebox, Jukebox, je suis claqueur de doigts devant les jukebox'.
C'est sur un rythme sautillant, et une vision jazzy tirée de ses influences, que Serge Gainsbourg a composé cet album. Faisant suite au fameux 'Du chant à la une', 'No 2' se veut plus léger que son prédécesseur, les sujets abordés y étant moins divers, tous centrés sur le thème qui fera son succès plus tard : l'amour. Les sujets de 'chant de travail' et de 'lutte des classes', si chers au jazz habituel, disparaissent au profit de chansons d'amour (histoires difficiles évidemment) loufoques et provocatrices pour l'époque ("Jeunes Femmes Et Vieux Messieurs", "Mambo Miam Miam"). Les textes sont toujours succulents et lourds de sens, mais la victime est moins politique que morale.
Malgré ces orientations plus cadrées, ce deuxième opus confirme l'étendue du talent de compositeur de Gainsbourg. Les airs sont beaucoup plus gais et sautillants, et on se surprendra à danser sur une bonne partie d'entre eux. L'utilisation de différents types de percussions, de cuivres etc... donne une petite touche plus personnelle et une perspective d'innovation intéressante pour ce style de musique.
Les textes ont toujours ce petit côté cynique, mais comme les sujets sont allégés par les mélodies entrainantes, ils en deviennent drôles ("Le Claqueur De Doigts", "L'Amour À La Papa", "Indifférente"). La différence est qu'il n'y a pas de réels 'tubes' sur cet album mais on ne s'en plaindra pas.
Ce second effort du grand Serge mérite d'être découvert, d'avoir une meilleure renommée car il annonce un petit virage pour la suite de son oeuvre. Pour les fans, indispensable, pour les autres commencez par un des incontournables. Cet album a le défaut de n'être que 'bon' ! Et c'est déjà pas si mal...
C'est sur un rythme sautillant, et une vision jazzy tirée de ses influences, que Serge Gainsbourg a composé cet album. Faisant suite au fameux 'Du chant à la une', 'No 2' se veut plus léger que son prédécesseur, les sujets abordés y étant moins divers, tous centrés sur le thème qui fera son succès plus tard : l'amour. Les sujets de 'chant de travail' et de 'lutte des classes', si chers au jazz habituel, disparaissent au profit de chansons d'amour (histoires difficiles évidemment) loufoques et provocatrices pour l'époque ("Jeunes Femmes Et Vieux Messieurs", "Mambo Miam Miam"). Les textes sont toujours succulents et lourds de sens, mais la victime est moins politique que morale.
Malgré ces orientations plus cadrées, ce deuxième opus confirme l'étendue du talent de compositeur de Gainsbourg. Les airs sont beaucoup plus gais et sautillants, et on se surprendra à danser sur une bonne partie d'entre eux. L'utilisation de différents types de percussions, de cuivres etc... donne une petite touche plus personnelle et une perspective d'innovation intéressante pour ce style de musique.
Les textes ont toujours ce petit côté cynique, mais comme les sujets sont allégés par les mélodies entrainantes, ils en deviennent drôles ("Le Claqueur De Doigts", "L'Amour À La Papa", "Indifférente"). La différence est qu'il n'y a pas de réels 'tubes' sur cet album mais on ne s'en plaindra pas.
Ce second effort du grand Serge mérite d'être découvert, d'avoir une meilleure renommée car il annonce un petit virage pour la suite de son oeuvre. Pour les fans, indispensable, pour les autres commencez par un des incontournables. Cet album a le défaut de n'être que 'bon' ! Et c'est déjà pas si mal...