Employment

Employment

Kaiser Chiefs

16 / 20 2005 Universal Album / CD  Vinyle

Chronique de BloodInMyEyes (Xsilence) 16 / 20

Posté le 07/03/2005
Hello ladies and gentlemen. Welcome to the first dinner with Kaiser Chiefs. L'album Employment est au menu. Nous commencerons les festivités par un bon "Everyday I Love You Less And Less", avec son synthétiseur vintage qui n'est pas sans rappeler un CPC464 ou une NES. Nous continuerons avec "I Predict A Riot", morceau génial au goût si particulièrement british et une des pièces maîtresses du festin (single sorti en France en pleines émeutes françaises de l'automne 2005 il me semble, comble d'ironie. Ah ces Anglais !!!). Les plus courageux goûteront à "Modern Way", chanson mièvre qui pourrait provoquer une indigestion. Mais bon, pour faire passer la pilule, nous pourrons enchaîner sur un rafraîchissant "Na Na Na Na Naa", un plat de résistance conséquent qu'est "You Can Have It All", un aphrodisiaque "Oh My God" (sans jeu de mots). Graham Coxon viendra nous rejoindre sur "Saturday Night" et nous finirons le repas avec deux chocolats à la menthe que sont "Time Honoured Tradition" et "Caroline, Yes". Les plus téméraires, à l'estomac bien accroché, auront au préalable goûté aux très lipidiques morceaux "Born To Be A Dancer" et "What Did I Ever Give To You" et frôlé la crise de foie.

Bref, Employment de Kaiser Chiefs, c'est un menu copieux, qui ravit tout brit-popeux dans l'âme. Un disque souvent excellent, parfois trop gras, qui ne se déguste pas tous les jours, mais auquel on revient fréquemment tellement il laisse de bons souvenirs.

Chronique de Splinter (Goûte Mes Disques) 14 / 20

Posté le 17/04/2005

Pour quelques euros, offrez-vous une machine à voyager dans l’espace et remonter le temps. Direction Londres, Grande-Bretagne, au début des années 1990, en pleine vague britpop. Souvenez-vous, le très surfait duel Oasis / Blur, les chansons débiles et refrains insidieux, les guitares inoffensives et les quelques notes de clavier désuet.

Girls and Boys, ça vous rappelle quelque chose ? Dix ans plus tard, voici Everyday I love you less and less des Kaiser Chiefs ! Le canevas est identique, le morceau tout aussi efficace. Hymne sautillant sur des paroles dénuées de toute profondeur, nanananas à tout bout de champ, cette chanson, qui ouvre « Employment » est tout simplement régénérante !

Tout l’album, de très bonne tenue, lalalalalalas et ouhouhouhouh inclus, appartient donc à un genre que l’on croyait mort et enterré depuis longtemps, malgré les tentatives poussives de quelques dinosaures (sinistres Manic Street Preachers ou fantômatiques Oasis) de le ressusciter. Ah, la britpop, ce monument national outre-Manche, phénomène allergène pour d’aucuns, retrouve donc quelques couleurs avec des titres aussi accrocheurs que Modern Way ou Born to be an dancer, aux chœurs de la grande époque.

Les Kaiser Chiefs, comme tant d’autres, n’ont rien inventé. Mais vraiment rien du tout. Ils n’ont fait que repriser des Clarks trouées au bout et à la semelle complètement aplatie. Ils réutilisent à foison les clichés les plus éculés dont même Suede a cru bon de s’éloigner en se séparant (Saturday Night). La voix du chanteur a même de faux airs de Damon Albarn.

Mais alors, pourquoi faire l’éloge de ce potage réchauffé ? Tout simplement parce que ces gosses ont le bon goût de ne pas du tout se prendre au sérieux, à l’inverse des pseudo-intello Bloc Party, faux hype et vrai pétard mouillé. Une seule écoute de Na Na Na Na Naa (véridique !) suffit à vous convaincre du talent de ces morveux bas du front mais terriblement sympathiques.

Une pop sautillante et ensoleillée (You can have it all), parfois un peu plus élaborée (Oh my God) mais jamais prétentieuse. Chaque morceau est suffisamment accrocheur pour vous rester en tête toute la journée... Un album chaudement recommandé tant aux nostalgiques qu’aux paléontologistes de la pop.


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